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Relations

Numéro 754, janvier-février 2012, p. 24-27

L’Amérique latine : boussole pour les temps présents

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Amélie Descheneau-Guay (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Article

La nationalisation du pétrole

José Luis Fuentes

Résumé | Extrait

janvier-février 2012 relations La nationalisation du pétrole José Luis Fuentes La nationalisation récente du pétrole au Venezuela, en Équateur et en Bolivie, a pour objectif d’assurer, d’une part, une plus grande présence de l’État en tant qu’acteur prédominant dans la formulation et la réalisation des politiques pétrolières et, d’autre part, de garder la main sur les profits afin de garantir les revenus nécessaires au déploiement de programmes sociaux. Il ne s’agissait pas d’expulser des sociétés étrangères; elles ont pu continuer d’exploiter les champs pétroliers et de chercher de nouveaux gisements. Pour comprendre la situation actuelle, il faut revenir une soixantaine d’années en arrière. À la fin des années 1950, le Venezuela a revendiqué la souveraineté sur ses ressources naturelles en réclamant aux pays qui les consommaient et aux entreprises qui les exploitaient une meilleure répartition des profits. Cela a conduit à l’enclenchement d’un processus de nationalisation de l’industrie pétrolière vénézuélienne et à la création de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), en 1960 – dans laquelle le Venezuela a joué un rôle déterminant. En Bolivie, la révolution nationaliste des années 1950 a permis l’arrivée d’un gouvernement qui défendait les intérêts de la majorité de la population et qui brisait la mainmise des oligarchies – minières, par exemple – sur l’économie et la politique boliviennes. Dans le cas de l’Équateur, la découverte du potentiel pétrolifère de la région amazonienne, dans les années 1960-1970, a été à l’origine du coup d’État militaire de 1972. Un discours nationaliste a accompagné la réalisation d’un projet de modernisation financé à même les ressources provenant de l’exploitation des champs pétroliers, déclarés alors « ressources stratégiques nationales ». Mouvements de privatisation À la suite de la crise économique mondiale des années 1970 et de la crise de la dette des années 1980 – qui a mis la table aux modèles...

Auteur : José Luis Fuentes
Titre : La nationalisation du pétrole
Revue : Relations, Numéro 754, janvier-février 2012, p. 24-27
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67077ac

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