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Relations

Numéro 754, janvier-février 2012, p. 5-6

L’Amérique latine : boussole pour les temps présents

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Amélie Descheneau-Guay (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Article

Big Harper

Dominique Peschard

Résumé | Extrait

Big Harper Des pouvoirs sans précédent en matière de surveillance des communications: une ressemblance troublante avec Big Brother du roman 1984 de George Orwell. Des pouvoirs sans précédent en matière de surveillance des communications rappellent la figure de Big Brother du roman 1984 de George Orwell. Dominique Peschard « Chacun a droit à la protection contre les fouilles, les perquisitions ou les saisies abusives. » Charte canadienne des droits et libertés (article 8) Le 18 juin 2009, le gouvernement déposait les projets de loi C-46 – Loi sur les pouvoirs d’enquête au 21e siècle et C-47 – Loi sur l’assistance au contrôle d’application des lois au 21e siècle. La prorogation du Parlement empêcha leur adoption. En novembre 2010, le gouvernement revenait à la charge avec les mêmes projets de loi (alors C-51 et C-52). Ceux-ci n’avaient pas dépassé l’étape de la première lecture lorsque le gouvernement minoritaire fut renversé. Or, maintenant qu’il est majoritaire, le gouvernement Harper a annoncé son intention de les faire adopter. On peut donc s’attendre à ce qu’ils soient déposés à nouveau dans un proche avenir. Ces projets de loi sont présentés comme une adaptation nécessaire des pouvoirs d’enquête aux nouvelles technologies des communications. Or, il n’y a pas de commune mesure entre l’information transmise lors d’une conversation téléphonique et celle qui circule électroniquement. Les milliers de faits et gestes qui constituent la vie de chacun pourraient devenir l’objet d’examens policiers : les sites électroniques visités, le courrier électronique reçu ou envoyé, l’utilisation de la carte de crédit, les achats de toute nature, les sorties, les déplacements... et la liste pourrait évidemment s’allonger. De plus, les communications modernes laissent dans les mémoires des ordinateurs des traces qui peuvent être suivies longtemps après les faits. Ces lois créeraient l’obligation pour les fournisseurs de services de communication de se doter de moyens pour...

Auteur : Dominique Peschard
Titre : Big Harper
Revue : Relations, Numéro 754, janvier-février 2012, p. 5-6
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67177ac

Tous droits réservés © Relations, 2012

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