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Relations

Numéro 759, septembre 2012, p. 8

Une Église appauvrie : une chance?

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Emiliano Arpin-Simonetti (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Article

Prostitution : un crime sans victimes?

Louise Dionne

Résumé | Extrait

Prostitution : un crime sans victimes? Le Conseil du statut de la femme prend position et insiste sur l’urgence d’agir. septembre 2012 relations Louise Dionne En 2002, lors de la publication de « La prostitution : profession ou exploitation? », le Conseil du statut de la femme (CSF) appelait à une réflexion sur le sujet. Dix ans plus tard, il prend position avec « La prostitution : il est temps d’agir », publié en mai dernier. S’inspirant de la Suède, le CSF opte pour une approche demandant un changement profond dans la manière de penser la prostitution et d’intervenir auprès des femmes prostituées et des clients. Cette position vise à rompre avec le statu quo qui persiste faute de consensus au sein du mouvement des femmes. En effet, deux factions s’opposent. D’un côté, les réglementaristes demandent la légalisation de l’industrie et, de l’autre, les néo-abolitionnistes prônent la pénalisation de la demande. Cependant, les deux parties sont d’accord pour exiger la décriminalisation des femmes prostituées1. La prise de position du CSF s’inscrit dans un contexte où deux causes seront bientôt entendues par la Cour suprême du Canada. La première provient du groupe Downtown Eastside Sex Workers United Against Violence de Vancouver, qui conteste la constitutionnalité des articles du Code criminel encadrant les activités liées à la prostitution. La seconde est l’affaire Bedford c. Canada, qui se déroule en Ontario et vise la contestation des mêmes articles au nom du droit à la sécurité des femmes prostituées. Dans l’ensemble, l’avis du CSF propose un survol des éléments-clés entourant le débat sur la prostitution. Il traite des différentes positions, de l’étendue de l’industrie du sexe, du cadre juridique actuel ainsi que des enjeux liés aux interventions auprès des femmes prostituées. Sa position s’inspire de celles des États – la Suède, la Norvège et l’Islande, par exemple – qui considèrent la prostitution comme une violence et une atteinte aux droits...

Auteur : Louise Dionne
Titre : Prostitution : un crime sans victimes?
Revue : Relations, Numéro 759, septembre 2012, p. 8
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67324ac

Tous droits réservés © Relations, 2012

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