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Relations

Numéro 759, septembre 2012, p. 9

Une Église appauvrie : une chance?

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Emiliano Arpin-Simonetti (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Article

La réconciliation en Côte d’Ivoire

Alain Zouzou, s.j.

Résumé | Extrait

La réconciliation en Côte d’Ivoire Alain Zouzou, S.J. Comment reconstruire un pays qui a souffert des divisions et des déchirures, comme la Côte d’Ivoire? Des actions menées par le Centre de recherche et d’action pour la paix (CERAP) dans le cadre du projet « Réconciliation communautaire par la promotion du dialogue et de l’action collective », réalisé dans plusieurs villes, ouvrent quelques pistes de solutions. Le conflit ivoirien postélectoral s’est particulièrement illustré dans deux quartiers de Yopougon, une commune située à l’ouest d’Abidjan : Doukouré et Yaosséhi. Les violences ont débuté deux jours avant la tenue du second tour du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010. En effet, à Dakouré et Yaosséhi, les partisans des deux candidats en lice ont commencé à se jeter des pierres au retour de leurs réunions politiques. La proclamation des résultats, au début de décembre 2010, a créé une situation de tension extrême entre les deux quartiers. La contestation des résultats entre le président sortant Laurent Gbagbo – de la Ligue des mouvements pour le progrès – et son adversaire Alassane Ouattara – du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix – a débouché sur un conflit violent entre les communautés de diverses localités se remettant difficilement de la rébellion armée qui a divisé le pays depuis le 19 septembre 2002. Beaucoup de jeunes de Yaosséhi se sont enrôlés dans les milices pro-Gbagbo, formées dans les « parlements » du quartier. Le 25 février 2011, la mosquée du quartier de Doukouré est incendiée par des jeunes armés sous prétexte qu’elle cacherait des armes, tuant trois personnes. Cette dégradation de la situation est symptomatique d’une difficile cohabitation entre les deux voisins, qui ne date pas d’hier. Les habitants de Doukouré accusent ceux de Yaosséhi de les agresser et de les voler. Cette accusation n’est pas entièrement fausse, car une bonne majorité des jeunes de ce quartier, désoeuvrés, s’adonnent au vol à la tire,...

Auteur : Alain Zouzou, s.j.
Titre : La réconciliation en Côte d’Ivoire
Revue : Relations, Numéro 759, septembre 2012, p. 9
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67325ac

Tous droits réservés © Relations, 2012

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