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Relations

Numéro 759, septembre 2012, p. 13-16

Une Église appauvrie : une chance?

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Emiliano Arpin-Simonetti (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Article

Un déclin salutaire

Guy Côté

Résumé | Extrait

Un déclin salutaire L’expérience d’appauvrissement que vit l’Église, particulièrement au Québec, peut être accueillie comme une occasion de conversion et de renouvellement en fidélité à l’Évangile. Guy Côté Depuis les Béatitudes et la prédication prophétique de Jésus, le rapport aux pauvres et à la pauvreté a été une pierre de touche de l’expérience chrétienne. Il y a un demi-siècle, le pape Jean XXIII en avait témoigné de nouveau dès l’ouverture du concile Vatican II : « L’Église veut être l’Église de tous, et particulièrement l’Église des pauvres. » Le cardinal Giacomo Lercaro lui avait fait écho en déclarant que le thème du Concile était l’Église en tant qu’elle est particulièrement l’Église des pauvres. Un groupe s’était rassemblé autour de lui et de Paul Gauthier, prêtre ouvrier, pour promouvoir cette perspective. La tentative a échoué. Bien que la solidarité avec les pauvres ait été théologiquement réfléchie et se soit répandue dans les différents milieux et réseaux chrétiens depuis le Concile, elle n’a pu être établie comme principe d’organisation et d’orientation de l’Église universelle. C’est par la force des choses que celle-ci se voit maintenant conduite à devenir une Église pauvre, qu’elle le veuille ou non, en participant dans une certaine mesure à l’expérience du non-pouvoir, de la défaveur et de l’exclusion, notamment dans les sociétés sécularisées de l’Occident. Une Église en déclin Le dépérissement de cette Église s’accélère malgré d’éphémères succès de foule et la persistance d’une frange de croyants profondément engagés. Au Québec, les églises et les monastères se vident, se détruisent ou se vendent, les vocations sacerdotales ou religieuses font défaut, les réserves financières s’épuisent, etc. L’appauvrissement le plus significatif est la déconsidération qui pèse sur cette institution habituée au pouvoir et à la vénération. Elle a maintenant perdu presque toute son influence dans la sphère publique et une grande part de son autorité auprès...

Auteur : Guy Côté
Titre : Un déclin salutaire
Revue : Relations, Numéro 759, septembre 2012, p. 13-16
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67328ac

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