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Relations

Numéro 759, septembre 2012, p. 33-35

Une Église appauvrie : une chance?

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Emiliano Arpin-Simonetti (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Article

Le modèle migratoire utilitariste en Occident

Mouloud Idir

Résumé | Extrait

Le modèle migratoire utilitariste en Occident 1. « De la migration à la mobilité : Changement de paradigme dans la gestion migratoire. Le cas du Canada », Revue européenne des migrations internationales, vol. 27, no 2, 2011. La négation des droits des migrants, en particulier ceux provenant de pays pauvres et dominés, s’inscrit dans le contexte d’une grande mutation : nous sommes sortis de l’ère de la migration pour entrer dans celle de la mobilité. Mouloud Idir Depuis la fin des années 1990, les gouvernements occidentaux opposent la notion d’une immigration utile, voire indispensable à l’économie, à celle d’une immigration inutile et nuisible à la cohésion sociale et à l’identité nationale. Ils militarisent la surveillance des frontières, multiplient les modes de tri des migrants et criminalisent l’immigration en l’associant à la sécurité publique et nationale, au terrorisme et aux trafics mafieux. Tout cela conforte très souvent la xénophobie. Un changement de paradigme De l’ère de la migration, nous sommes passés à celle de la mobilité, au point où certains spécialistes affirment que les politiques actuelles ne relèvent plus de la logique de l’immigration. Le Canada, dont les politiques ont souvent servi de modèle, participe activement à cette mutation. Alors que, dans les années 1980, l’immigration familiale représentait la moitié du flux migratoire et les migrants économiques, seulement 30 %, le phénomène s’est inversé : en 2004, la migration familiale ne représentait plus que le quart, alors que les migrants économiques représentaient désormais 56 %. L’immigration liée au travail est clairement devenue une priorité pour les milieux d’affaires canadiens. Ainsi, le nombre de travailleurs temporaires a beaucoup augmenté depuis dix ans. Par contre, celui des réfugiés a diminué (dans les années 1980, ils représentaient 18 % de l’immigration, en 2004, 14 %). Le niveau de pauvreté des immigrants, pour sa part, augmente depuis les années 2000. Il existe une...

Auteur : Mouloud Idir
Titre : Le modèle migratoire utilitariste en Occident
Revue : Relations, Numéro 759, septembre 2012, p. 33-35
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67338ac

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