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Relations

Numéro 759, septembre 2012, p. 40-42

Une Église appauvrie : une chance?

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Emiliano Arpin-Simonetti (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Compte rendu

Livres

Résumé | Extrait

L’Afrique vivante Achille Mbembe Sortir de la grande nuit. Essai sur l’Afrique décolonisée Paris, La Découverte, 2010, 252 p. Le ton du livre est donné d’emblée dans l’avant-propos : l’Afrique est enfin sortie de la « grande nuit » d’avant la vie, celle de l’ère de la servitude coloniale dépeinte par Frantz Fanon avec l’image de la noirceur. L’Afrique s’est mise en marche vers « un soleil plus brillant », vers l’âge de la libération et de la reconstruction dont parle Aimé Césaire. Certes, les crises politiques et sociales, les dictatures et les massacres, les guerres tribales, la pauvreté, les maladies et l’exode des jeunes font toujours partie du quotidien de nombreux Africains. Le regard de l’auteur change néanmoins radicalement dans ce livre qui complète, en la nuançant grandement, sa vision critique et acérée d’une Afrique cauchemardesque décrite dans De la postcolonie (Karthala, 2000). Ce n’est pas d’une autre Afrique dont il est ici question, mais plutôt d’une autre idée du continent. Refusant la victimisation et le refrain des négrologues fossoyeurs d’une Afrique moribonde, la nouvelle Afrique montre sa volonté de vie et son désir de faire communauté. Ce vers quoi elle avance, à travers le réassemblage d’une colossale « matière indocile » issue du passé et du présent, en inventant des structures sociales paradoxales (le moderne se mêle au traditionnel), et en visant une synthèse de pensée et de culture qui a, dans les villes surtout, des allures postmodernes. L’auteur fait preuve d’optimisme sans renoncer pour autant à une lecture critique de la situation sociale, politique et économique de l’Afrique d’aujourd’hui. Ainsi, selon lui, si les Africains veulent la démocratie, c’est à eux d’en payer le prix. Il dissèque et dénonce les discours dominants sur le continent, qu’on retrouve non seulement dans la presse mais aussi chez les spécialistes de l’Afrique – anthropologues, historiens, politologues et économistes confondus. Il évoque son ras-le-bol...

Titre : Livres
Revue : Relations, Numéro 759, septembre 2012, p. 40-42
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67342ac

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