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Relations

Numéro 760, octobre-novembre 2012, p. 27-28

Que vive la langue!

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Emiliano Arpin-Simonetti (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Article

Du Moulin à paroles à Nous?

Brigitte Haentjens

Résumé | Extrait

Du Moulin à paroles à Nous? Brigitte Haentjens « La Conquête avait engendré en nous le terrible dialogue de la liberté et de la mort. C’est dans le dialogue de la liberté et de la vie que se fera notre Reconquête. » Jean Bouthillette, Le Canadien français et son double Il y a déjà trois ans, début septembre, se déroulait à Québec, sur les Plaines d’Abraham, le Moulin à paroles. Désirant commémorer autrement la bataille des Plaines, nous – Biz, Sébastien Ricard, Pierre-Laval Pineault, Yannick St-Germain, moi-même et tant d’autres – avions décidé de célébrer l’histoire du Québec depuis la Conquête par des textes de toute nature – poésie, prose, discours, édits, lettres, pièces de théâtre et même recettes de cuisine – qui la jalonnent et l’éclairent dans tous ses remous. Ce fut pendant vingt-quatre heures un flot incessant de textes lus par des artistes, des militants et des citoyens de toutes origines. Un flux de mots porteurs d’images, de soubresauts, de tourments, de tournants, de défaites et de victoires. Une foule compacte, silencieuse, attentive, assoiffée. Un bruissement de parole partagée, échangée. Une catharsis, un soulagement. À une époque où l’apathie et l’indifférence politique semblaient de mise, l’enthousiasme, la ferveur et l’appétit même qu’a suscités le Moulin à paroles m’ont bouleversée et impressionnée de façon profonde et durable. Cette prise de parole – forcément politique, mais d’abord citoyenne – révélait notre besoin vital d’expression et d’une liberté qui, si elle est constitutive de notre existence, semble constamment reclose dans un système politique d’« occupation double » où elle ne peut se déployer pleinement. L’ardeur soulevée par le Moulin à paroles, sur place ou à distance grâce à la télévision, était peut-être aussi en partie liée à la controverse née quelques semaines auparavant du fait que les libéraux et leurs amis des médias (André Pratte notamment, mais aussi quelques chroniqueurs réactionnaires) s’opposèrent à la lecture...

Auteur : Brigitte Haentjens
Titre : Du Moulin à paroles à Nous?
Revue : Relations, Numéro 760, octobre-novembre 2012, p. 27-28
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67568ac

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