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Relations

Numéro 760, octobre-novembre 2012, p. 32-33

Que vive la langue!

Direction : Élisabeth Garant (directrice)

Rédaction : Jean-Claude Ravet (rédacteur en chef), Catherine Caron (rédactrice en chef adjointe) et Emiliano Arpin-Simonetti (secrétaire de rédaction)

Éditeur : Centre justice et foi

ISSN : 0034-3781 (imprimé)  1929-3097 (numérique)

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Article

Islande : la difficile voie du changement

Emiliano Arpin-Simonetti

Résumé | Extrait

Islande : la difficile voie du changement La « révolution des casseroles » de 2009 en Islande a conduit, entre autres, à la mise sur pied d’une assemblée constituante participative. Une démarche inédite à plusieurs égards, mais parsemée d’embûches. Emiliano Arpin-Simonetti Alors que dans plusieurs pays on cherche des solutions pour assainir la vie politique et enrayer le cynisme, nombreux sont les observateurs qui ont voulu voir dans le cas islandais le début d’une nouvelle ère pour la démocratie. Après avoir chassé les politiciens néolibéraux et traduit en justice les responsables de la crise économique, le peuple islandais n’a-t-il pas forcé, par sa mobilisation sans précédent, la réécriture de sa constitution en mode participatif? La réalité, on s’en doute, est plus complexe. Rappelons brièvement les faits. Fin 2008, le petit pays de 330 000 habitants devient la première victime de la crise financière mondiale. Les trois principales banques islandaises, gonflées au crédit bon marché et à la spéculation financière périlleuse, font faillite quand les marchés du crédit se contractent. Contrairement aux autres pays qui renflouent leurs banques à coups de milliards, le gouvernement islandais n’a d’autre choix que de laisser les banques couler : leurs dettes représentent plus de 800 % du PIB de l’île, une somme que le pays ne peut éponger. Le cours de la couronne islandaise s’effondre, l’inflation bondit à 17 % et le taux de chômage explose. C’est la fin du « miracle islandais », célébré par les économistes néolibéraux du monde pendant près d’une décennie. La déréglementation extrême du secteur financier et le démantèlement des instruments de surveillance et de contrôle sont pointés comme les causes immédiates de cette banqueroute spectaculaire. C’est toutefois la concentration du pouvoir politique et économique et sa promiscuité avec les milieux financiers qui sont vite dénoncées par les citoyens en colère qui descendent dans les rues, dès la fin de 2008. La...

Auteur : Emiliano Arpin-Simonetti
Titre : Islande : la difficile voie du changement
Revue : Relations, Numéro 760, octobre-novembre 2012, p. 32-33
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67570ac

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