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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 279, juillet-août 2012, p. 12-15

Christopher Nolan

Sous la direction de Sylvain Lavallée

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Article

Il était trois fois…Blanche-Neige ou l’âge de la maturité

Patricia Robin

Résumé | Extrait

Patricia Robin Walt Disney déploie, en 1937, son imagination d’animateur hollywoodien sur la fameuse histoire Blanche-Neige et les Sept Nains des frères Grimm (1812). Il aura fallu 75 ans pour que les écrans redonnent à Blanche-Neige ses heures de gloire et s’intéressent à nouveau à son difficile passage à l’âge adulte. On aurait pu se contenter d’une nouvelle version, mais voilà que l'isochronie qui marque cette année (thème de l’hystérie féminine dans Dangerous Method de Cronenberg et Hysteria de Tanya Wexler, remake de La Guerre des boutons, Yann Samuell, Christophe Barratier) nous en propose deux diamétralement opposées. L’une rose bonbon et ironique, Mirror Mirror de Tarsem Singh, et l’autre sombre et vampirique, Snow White and the Huntsman de Rupert Sanders. Les générations qui séparent le film d’animation de Disney et ceux de cette année ont bazardé la nature sexiste qui prévalait chez Blanche-Neige, à qui l’on demandait d’être une bonne fille, d’attendre son futur époux et de savoir tenir maison. Les Blanche-Neige de 2012 affichent plus de caractère, de force et d’éloquence, ce qui ne les empêche pas de continuer de se battre avec des complexes oedipiens tenaces et de négocier ferme avec leur prince, charmant ou pas. La comparaison des trois productions et du texte initial des frères Grimm pourrait à elle seule faire l’objet d’une étude plus longue tant les composants signifiants semblables et dissemblables sont nombreux, sans oublier toutes les analyses qui ont fourni un éclairage probant et sur le conte et sur le film de Disney. Pour les besoins de cet article, nous devrons nous contenter de quelques éléments récurrents dans les trois oeuvres cinématographiques. Snow White and the Seven Dwarfs de David Hand est le premier long-métrage d’animation hollywoodien sonore et en couleurs qui fait appel aux techniques développées par les studios Disney qui vont révolutionner cet art sur cells et banc-titre. Pour favoriser une écriture plus populaire, les...

Auteur : Patricia Robin
Titre : Il était trois fois… : Blanche-Neige ou l’âge de la maturité
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 279, juillet-août 2012, p. 12-15
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66956ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

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