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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 279, juillet-août 2012, p. 20

Christopher Nolan

Sous la direction de Sylvain Lavallée

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Le film comme fil d’ArianeGilles Marsolais, Cinémas du monde : Toute image est porteuse d’un point de vue, (Coll. L’instant ciné), Montréal : L’instant même, 2012, 462 pages

Luc Chaput

Résumé | Extrait

La variété des sujets traités par les cinéastes, et donc des points de vue qu’ils avancent, permet aussi à l'auteur de critiquer de manière indirecte ou plus frontale certaines théories ou régimes politiques lors du recensement de cinémas nationaux. Séquences 279 | juillet — août 2012 PANORAMIQUE | Scripts Cinémas du monde LE FILM COMME FIL D'ARIANE Voici le deuxième livre d’anthologie critique publié par cet auteur, en quelques mois et cette fois-ci chez un autre éditeur. Dans le numéro 277, p. 18, Séquences a traité du « Cinéma québécois : de l’artisanat à l’industrie » et en a détaillé les qualités manifestes. Gilles Marsolais nous offre un autre livre, tout aussi intéressant mais de construction éminemment différente, même si le sous-titre « Toute image est porteuse d’un point de vue » indiquait aussi l’approche du premier. Luc Chaput Les films répertoriés dans cet ouvrage au nombre important de pages datent sauf à de rares exceptions (Le Tambour, L’Homme de fer par exemple) depuis 1988, moment où Gilles Marsolais devient critique et membre du comité de rédaction de la revue québécoise de cinéma 24 Images. La plupart des textes y ont été donc publiés. L’introduction de l’auteur signale que certains ont été refondus ou intégrés dans de plus vastes études. Un lecteur plus sourcilleux pourrait à l’aide du site érudit.org s’atteler à la tâche de rechercher les différences entre la version originelle dans la revue et celle contenue dans ce livre. L’oeuvre telle que publiée aujourd’hui se suffit pourtant à elle-même. Toutefois la présence de sites de revues culturelles — tels Érudit ou plus spécialisés comme IMDB, Allociné ou Metacritic ou ceux de bibliothèques, qui tous colligent les liens vers des articles sur des films anciens ou nouveaux — pose depuis quelques années la question de la pertinence de ce type d’anthologie. Bien entendu comme dans le cas de ces illustres prédécesseurs ou confrères Bazin, Daney, Kael ou Truffaut, pour n’en nommer que quelques-uns, le lecteur cinéphile trouve habituellement un écho à ses préoccupations dans la manière de scruter un film dans ces lectures et aime donc y revenir comme à un mentor ou à un interlocuteur respecté. Gilles Marsolais, ayant fondé et animé « Les Ateliers de critique cinématographique » à l'Université de Montréal, ce bouquin constitue donc un autre moyen d’accompagnement pour le cinéphile qui, après le visionnement sur DVD, en salle ou à la télé, pourra ainsi lire l’analyse d’Aprile de Nani Moretti et confronter ses idées à celles exprimées par l’auteur pour ensuite savourer l’étude complète sur ce cinéaste italien qui s’inscrit dans la dernière partie de l’ouvrage. Des textes plus théoriques sur l’objectivité, la modélisation de l’histoire, servent aussi d’introductions structurantes à de plus courts textes sur des films spécifiques qui visent à être chacun une lecture du monde où nous vivons. L’auteur revient bien entendu sur les liens plus complexes entre documentaire et fiction, sur la pollinisation de la fiction et sur l’emploi d’acteurs non professionnels. L’analyse critique est diversifiée et en harmonie avec l’oeuvre appréhendée : structure du scénario, influence du type de lentille ou du filmage, qualités ou manies du cinéaste, force de l’interprétation, etc. Face à certains exposés, le lecteur pourra rejeter certains arguments tout en retenant la force tranquille de la démonstration. La variété des cinématographies nationales et des sujets traités permet donc aussi une utilisation ponctuelle de cet ouvrage. Le style de Gilles Marsolais est élégant, distribuant ici et là des appréciations satiriques sur des sujets extra-cinématographiques, comme la relation des Français avec leurs animaux de compagnie. La variété des sujets traités par les cinéastes, et donc des points de vue qu’ils avancent, permet aussi à l'auteur de critiquer de manière indirecte ou plus frontale certaines théories ou régimes politiques lors du recensement de cinémas nationaux.

Auteur : Luc Chaput
Titre : Le film comme fil d’Ariane
Ouvrage recensé : Gilles Marsolais, Cinémas du monde : Toute image est porteuse d’un point de vue, (Coll. L’instant ciné), Montréal : L’instant même, 2012, 462 pages
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 279, juillet-août 2012, p. 20
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66959ac

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