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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 279, juillet-août 2012, p. 21

Christopher Nolan

Sous la direction de Sylvain Lavallée

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Le numérique, la 3D et la perceptionPatrick Louguet et Fabien Maheu (coord.), Cinéma(s) et nouvelles technologies [continuités et ruptures créatives], Paris : L’Harmattan, 2001, 340 pages

André Caron

Résumé | Extrait

CINÉMA(S) ET NOUVELLES TECHNOLOGIES LE NUMÉRIQUE, LA 3D ET LA PERCEPTION La première décennie du XXIe siècle complétée, il est temps de revenir sur la conversion planétaire au numérique amorcée en 1999 avec Star Wars – Episode I: The Phantom Menace, qui se révèle le changement technologique le plus important depuis l’avènement des films sonores à la fin des années 1920. Dans ce numéro 22 de la revue universitaire CIRCAV, les auteurs abordent le sujet sous toutes ses formes, de l’impact sur la perception à la projection en salles en passant par la résurgence du 3D et la dématérialisation de l’acteur par la « performance capture ». André Caron Fondés en 1990 à l’Université de Lille 3 en France, les Cahiers interdisciplinaires de la recherche en communication audiovisuelle (CIRCAV) offrent avec cette revue en forme de recueil un espace d’écriture aux jeunes chercheurs et aux chercheurs confirmés en audiovisuel et en communication. Le numéro 22 se concentre sur le cinéma et les films transformés par la numérisation, mais traite aussi de médias hybrides comme les installations au musée, l’art vidéo, les sites Internet et la numérisation des collections en bibliothèque. Regroupant dix-huit textes divisés en trois parties, le recueil présente une réflexion approfondie sur plusieurs des problématiques qui affectent notre rapport à l’expérience cinématographique dans son sens autant collectif qu’individuel. Bien des notions sont remises en question ou redéfinies dans ces textes, à commencer par la terminologie associée aux nouvelles technologies depuis 30 ans1. On a d’abord parlé dans les années 1980 de TIC (technologies de l’information et de la communication) avant d’en faire dans les années 1990 des NTIC (ajoutez « nouvelles » aux TIC), un terme maintenant dépassé par ce que j’appellerais les NTN (nouvelles technologies numériques) dans les années 2000. Ces acronymes deviennent rapidement obsolètes car, désormais, toutes les étapes de la fabrication d’un film sont numériques, de la préproduction à la postproduction, de la distribution à la diffusion en salles, sur câble HD ou par Internet. Comme le précise Thibaut Garcia, la numérisation n’est plus l’apanage exclusif des effets visuels spéciaux et des CGI (computer generated images) mais de l’industrie entière, de la prise de vue et du son en passant par le montage, le stockage et la projection2. Claude Forest dresse d’ailleurs un tableau exhaustif3 du passage progressif du 35 mm aux projecteurs 2K (salles conventionnelles) et 4K (salles UltraAVX), une transition que le spectateur moyen n’a pas vraiment remarquée, car elle n’affecte pas directement la perception du film à l’écran comme l’ont fait auparavant le son (1927), la couleur (1937), le relief (1953), le Cinerama (1952) et le IMAX (1971). Le numérique permet cependant d’améliorer la technique de relief 3D et plusieurs auteurs se penchent sur l’impact esthétique de ce renouveau, en étudiant par exemple les oeuvres phares que sont Avatar, A Christmasa Carol et Tron: Legacy. Ces trois films posent aussi la problématique de la « performance capture » qui redéfinit la notion de jeu d’acteur ou d’interprétation à l’écran, car « le spectateur se retrouve face à une confrontation nouvelle de la représentation humaine par le truchement des nouvelles technologies : ce qu’il devinait appartenir à l’acteur et au maquillage, se confond à présent en une chair virtuelle unique, la frontière entre le montré et le caché étant de plus en plus floue.4 » Grâce à cette technologie développée par Peter Jackson, Robert Zemeckis et James Cameron, on peut recréer un simulacre de l’acteur (comme pour Jeff Bridges dans Tron ou Jim Carrey dans A Christmas Carol) ou un personnage entièrement différent (Gollum, King Kong ou Beowulf) : « si le corps de l’acteur disparaît à l’écran, il devient en fait le corps du film qu’il interprète5.

Auteur : André Caron
Titre : Le numérique, la 3D et la perception
Ouvrage recensé : Patrick Louguet et Fabien Maheu (coord.), Cinéma(s) et nouvelles technologies [continuités et ruptures créatives], Paris : L’Harmattan, 2001, 340 pages
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 279, juillet-août 2012, p. 21
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66960ac

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