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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 279, juillet-août 2012, p. 27

Christopher Nolan

Sous la direction de Sylvain Lavallée

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Kaneto Shindo — 1912- 2012

Luc Chaput

Résumé | Extrait

Kaneto Shindo | 1912- 2012 Une famille vit sur une île de la mer intérieure du Japon. Dans cette île sans arbres, la terre ensemencée est abreuvée parcimonieusement par ces paysans pauvres qui peinent pour subvenir à leurs besoins pendant qu’au loin la ville continue de montrer ses attraits. Film sans paroles, mais non muet puisque plein de sons de la nature, des animaux, du vent et rempli de la musique de Hikaru Hayashi, L’Île nue de Kaneto Shindo gagne ex-aequo le grand prix du festival de Moscou en 1961, décerné par un jury incluant Luchino Visconti. La carrière internationale de ce cinéaste nippon est alors lancée. Pourtant, il a déjà presque cinquante ans et a constitué en 1950 avec son confrère Yoshimura sa propre compagnie, la Kindai Kyokai Eiga, et a déjà réalisé en 1952 Les Enfants d’Hiroshima sur les conséquences de la bombe atomique. La première américaine de ce film n’eut pourtant lieu qu’en 2011 à New York. Issu d’une famille paysanne de la région d’Hiroshima, Shindo fut tout d’abord assistant-décorateur à la Shochiku avant de devenir scénariste auprès de Mizoguchi, pour entre autres La Victoire des femmes (Josei no shôri) et de le décrire dans le personnage du réalisateur exigeant dans son premier long métrage (Ma femme bien-aimée). Shindo rendra hommage à son maître en 1975 dans un documentaire personnel, Kenji Mizoguchi ou la Vie d’un artiste, tout en continuant à travailler comme scénariste (pour plus de 100 oeuvres) et comme réalisateur, rendant souvent hommage au caractère de la femme japonaise. Traumatisé par son expérience militaire de la Seconde Guerre mondiale, où il ne fut qu’un des six survivants d’un groupe de cent soldats, le cinéaste devient résolument antimilitariste. Son chef-d'oeuvre, Onibaba, situé à l’époque des guerres civiles, allie la critique du dévoiement de la classe militaire des samouraïs à des personnages de fortes femmes qui ont décidé de prendre les moyens de s’en sortir. Horreur, sexualité, violence se déclinent dans...

Auteur : Luc Chaput
Titre : Kaneto Shindo — 1912- 2012
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 279, juillet-août 2012, p. 27
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66965ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

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