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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 279, juillet-août 2012, p. 34-35

Christopher Nolan

Sous la direction de Sylvain Lavallée

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Article

La structure du récitLes échafaudages de l’esprit

André Caron

Résumé | Extrait

André Caron Regardez-vous attentivement ? », demande Alfred Borden (Christian Bale) dès les premières images de The Prestige. Voilà une bonne question pour tous ceux qui s'intéressent à l'Oeuvre complexe de Christopher Nolan. Scénariste aussi accompli que réalisateur, il a écrit tous ses films (sauf Insomnia qui est un remake), seul ou avec son frère Jonathan (Memento, The Prestige et les deux Dark Knight), l'exception étant Batman Begins (écrit avec David S. Goyer). Cette main mise sur le matériau de base lui permet de contrôler et d'organiser parfaitement tous les éléments du récit. Il tisse ainsi un solide réseau de liens et de renvois qui lui assure une cohérence thématique très personnelle. En ce sens, Christopher Nolan est en voie de devenir le Stanley Kubrick du XXIe siècle. Tous les films de Nolan épousent parfaitement la structure classique en trois actes dans laquelle la durée des actes est répartie selon la proportion ¼-½-¼, en fonction de la durée totale du long métrage1. Mais son film le plus respectueux est le moins probable : Memento. Tour de force de construction narrative2, Memento intercale deux séries de segments en alternance. La première série de 23 segments (W à A), en couleurs, est montée dans le désordre chronologique et déconstruit l'enquête de Leonard Shelby (Guy Pierce) qui le conduit à tuer Teddy (Joe Pantoliano), le policier corrompu, au début du film. Ce procédé narratif ludique force le spectateur à participer à la condition de Leonard qui n'a plus de mémoire à court terme. Ce fait nous est tragiquement rappelé au milieu du film3 lorsque Shelby brûle des objets de sa femme en se disant : « Je ne peux plus me souvenir de t'oublier. » La seconde série de 22 segments (de 1 à 22), en noir et blanc, suit l'ordre chronologique d'une conversation téléphonique entre Leonard et un interlocuteur inconnu (mais que l'on devine être Teddy) où il nous explique son cas et son enquête pour trouver le meurtrier de sa femme. Les deux séries...

Auteur : André Caron
Titre : La structure du récit : les échafaudages de l’esprit
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 279, juillet-août 2012, p. 34-35
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66970ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

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