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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 279, juillet-août 2012, p. 54

Christopher Nolan

Sous la direction de Sylvain Lavallée

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Habemus PapamLa grande évasionNous avons un pape — Italie / France 2011, 102 minutes

Sami Gnaba

Résumé | Extrait

Sami Gnaba Le pape est mort, le temps est au recueillement, à l’élection d’un nouveau souverain pontife. Le cérémonial campé dans le Vatican est couvert par les médias, suivi par les milliers de fidèles s’étant rassemblés sur la place Saint-Pierre, impatients de connaître le nouvel élu. À l’intérieur, au milieu de ce huis clos majestueux, les cardinaux sont assiégés par un sentiment d’inquiétude, tous priant pour être épargnés dans une voix intérieure : « Mon Dieu, pas moi. » La scène a quelque chose de drôle, faisant émerger fragilement cette drôlerie attendrissante dans laquelle se drape Habemus Papam, malgré le sérieux de la situation. Indécis à l’heure du vote, les cardinaux, par exemple, sont montrés en train de regarder par-dessus l’épaule de leur voisin, tentant gauchement de distinguer un nom, un indice peut-être. Quand le nouveau pape est trouvé en la personne de Melville, ce dernier laisse entrevoir sur son visage incrédulité hébétée et panique. Au son des applaudissements répétés par ses confrères, Melville endosse le costume papal pour tomber quelques minutes plus tard sous l’emprise d’un doute le rendant incapable de se présenter aux fidèles. Pendant qu’il ira se réfugier dans sa chambre, le porte-parole du Vatican, dans le dessein d’expliquer l’attente de la révélation de l’identité du nouveau souverain pontife, parlera d’un geste d’humilité très inhabituel. Plus inhabituelle encore est la fuite de Melville hors du Vatican. De là, Moretti compose un film finement tracé entre deux trajectoires parallèles. Dans l’une, dans une veine plus comique, ce dernier se filme en psychanalyste (dix ans après La Chambre du fils) piégé à l’intérieur du Vatican après avoir tenté en vain de guérir le pape de sa dépression. Le voilà du coup entouré de cardinaux vieillissants, accros aux médicaments et aux jeux de société, vêtus de robes rouges, inadaptés au monde extérieur, tous dans un besoin pressant d’être guidés. Dans l’autre trajectoire, de loin la plus...

Auteur : Sami Gnaba
Titre : Habemus Papam : la grande évasion
Ouvrage recensé : Nous avons un pape — Italie / France 2011, 102 minutes
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 279, juillet-août 2012, p. 54
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66980ac

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