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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 279, juillet-août 2012, p. 56

Christopher Nolan

Sous la direction de Sylvain Lavallée

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Une immersion françaiseSi tu meurs, je te tue — France 2011, 90 minutes

Jean-Philippe Desrochers

Résumé | Extrait

Jean-Philippe Desrochers C’est le drame qui donne lieu au rire dans Si tu meurs, je te tue, comme le laisse entendre son titre à la fois amusant, sérieux, intriguant et illogique. Saleem, qui a réalisé Les Toits de Paris en 2008, ne donne cependant aucunement dans le rire facile et prévisible. L’humour subtil qui teinte le film repose en bonne partie sur les réactions de Philippe (faciès expressif du Belge Jonathan Zaccaï) devant des situations sur lesquelles il a bien peu de contrôle et sur le corps de l’acteur (costume trop grand pour lui qui accentue l’absurde de la situation dans laquelle il est plongé, gifle inattendue du père endeuillé à son endroit). Philippe est un protagoniste qui subit l’histoire plutôt qu’il ne la provoque. C’est sûrement la raison pour laquelle ce dernier, d’abord protagoniste principal du film, s’efface graduellement au profit de Siba, la fiancée d’Avdal qui apprend le décès de son amoureux une fois arrivée à Paris, au fur et à mesure que le récit progresse. Devant le choix de faire incinérer Avdal ou de le jeter dans la fosse commune, Philippe choisira la première option, sans savoir que les musulmans n’incinèrent pas leurs morts… Grave erreur qui mettra Philippe encore davantage dans le pétrin. Par ailleurs, on aurait pu tourner au ridicule la rencontre entre Philippe et les sept Kurdes un brin mafiosos installés à Paris qui lui serviront d’interprètes. Il aurait été facile de sombrer dans la parodie et les clichés que l’on a l’habitude d’entendre par rapport à l’incompréhension entre les cultures. Heureusement, Saleem a l’intelligence de soigneusement éviter ces pièges, et ce, même si les premières images des Kurdes dans le salon de coiffure pouvaient laisser penser le contraire. Le cinéaste esquisse en outre une brève idylle entre Philippe et Siba. En plus de présenter des gens de diverses cultures qui habitent un arrondissement de Paris, le film a donc le mérite de convier ses personnages (et, par extension, les spectateurs) à...

Auteur : Jean-Philippe Desrochers
Titre : Une immersion française
Ouvrage recensé : Si tu meurs, je te tue — France 2011, 90 minutes
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 279, juillet-août 2012, p. 56
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66982ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

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