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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 279, juillet-août 2012, p. 48

Christopher Nolan

Sous la direction de Sylvain Lavallée

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Aux profondeurs de la surfaceLaurence Anyways — Canada (Québec) / France 2012, 159 minutes

Pierre-Alexandre Fradet

Résumé | Extrait

Séquences 279 | juillet — août 2012 Xavier Dolan sur le tournage de Laurence Anyways Séquences 279 | juillet — août 2012 Gros plan | LES FILMS Nelvil Poupaud et Suzanne Clément dans Laurence Anyways Pierre-Alexandre Fradet Plus personne ne l’ignore, au Québec comme en France : Laurence Anyways trace le portrait d’un travesti. D’un travesti montréalais mais à l’accent français, incarné par Melvil Poupaud. Ce professeur de littérature est lassé de vivre dans un corps d’homme. Du jour au lendemain, presque sans avertir, il vit et affiche sa féminité. Il n’en faut pas plus pour que son entourage s’indigne et que Laurence doive quitter son emploi. L’histoire se déroule dans les années 90, mais elle pourrait tout aussi bien avoir lieu aujourd’hui, à une époque où le changement de sexe — au contraire d’autres pratiques marginales — suscite encore le rire. Le film lutte contre l’ostracisme, il veut réhabiliter la marge : ici, rien de révolutionnaire, mais une intention ferme et un scénario nécessaire. Dont le plus bel atout consiste sans doute dans l’étude de la reconstruction identitaire d’un couple. Portée par le jeu magistral de Suzanne Clément dans le rôle de Fred, cette étude révèle que s’il y a une pensée politique chez Xavier Dolan, elle apparaît par la bande, secondairement par rapport aux histoires d’amour. Que disent maintenant les images ? Elles subjuguent l’oeil grâce à une direction artistique brillante et à des cadrages équilibrés, habilement centrés sur les sujets. On n’a aucune peine à croire que Dolan ait effectué de longues recherches pour concevoir les costumes. Travail de moine, s’il en est, peut-être même d’ermite, puisque le cinéaste a monté son film en solitaire. Quant au volet musical, il transforme ce qui aurait pu ressembler à des scènes courantes en des moments impétueux. On entend Beethoven, Fever Ray, Jean Leloup, Moderat, Visage, Depeche Mode et bien d’autres. L’ambiance de Laurence Anyways n’est pas sans rappeler le vidéoclip et...

Auteur : Pierre-Alexandre Fradet
Titre : Aux profondeurs de la surface
Ouvrage recensé : Laurence Anyways — Canada (Québec) / France 2012, 159 minutes
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 279, juillet-août 2012, p. 48
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67027ac

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