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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 280, septembre-octobre 2012, p. 19

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Défense et illustration du modèle italienAngela Biancofiore, Pasolini : Devenir d’une création, (Coll. « champs visuels »), Paris : L’Harmattan, 2012, 301 pages

Mario Patry

Résumé | Extrait

Pasolini : Devenir d’une création Défense et illustration du modèle italien Jean Tulard affirmait déjà, en 1982, dans son Dictionnaire des réalisateurs, que Pasolini était « incontestablement la plus forte personnalité du cinéma italien », ce qui est assez bien résumer l’importance et la portée de l’oeuvre pasolinienne encore aujourd’hui. Pasolini est né le 5 mars 1922 à Bologne et est mort dans des circonstances des plus sordides, le 2 novembre 1975, pour avoir simplement eu le courage d’affirmer ses convictions idéologiques, lui qui était antifasciste, athée et un homosexuel affiché. Il ne faut donc pas trop s’étonner que l’on publie beaucoup sur lui, en français ou en italien, encore davantage depuis sa mort que de son vivant. Mario Patry Pour bien mesurer et situer l’importance de Pier Paolo Pasolini dans le spectre très étendu du cinéma italien des années 1960 et 1970, il suffit de rappeler que son ami Sergio Leone lui emprunta ses deux principaux collaborateurs, soit Tonino Delli Colli à la direction photo, et Nino Baragli au montage, et que même Federico Fellini s’entoura de cette expertise convoitée lors de ses trois derniers films ! Doué d’un « exceptionnel éclectisme culturel », Pier Paolo Pasolini s’est distingué comme figure marquante autant au cinéma qu’au théâtre, en poésie que dans le roman ou l’essai, mais aussi comme critique et peintre... Homme de rupture d’avec le néolibéralisme et la société de consommation, qu’il accuse, la décrivant comme la forme la plus nouvelle et perverse du fascisme, Pasolini n’a laissé personne indifférent et son oeuvre demeure d’une grande pertinence, incontournable à l’ère de « la destruction des mondes culturels ». Le livre d’Angela Biancofiore, Pasolini : Devenir d’une création, retrouve les racines culturelles de Pasolini, depuis son enracinement et son attachement à défendre le dialecte frioulan et romain (furbesco), et surtout la persistance « des petites nations », jusqu’à l’incarnation de son oeuvre...

Auteur : Mario Patry
Titre : Défense et illustration du modèle italien
Ouvrage recensé : Angela Biancofiore, Pasolini : Devenir d’une création, (Coll. « champs visuels »), Paris : L’Harmattan, 2012, 301 pages
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 280, septembre-octobre 2012, p. 19
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67388ac

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