Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Séquences : la revue de cinéma

Numéro 280, septembre-octobre 2012, p. 34-35

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

sequences1081634
< PrécédentSuivant >

Abonnement requis!

L’accès à cet article est réservé aux abonnés. Toutes les archives des revues diffusées sur Érudit sont en accès libre (barrière mobile de 2 ou 3 ans). Pour plus d’information, consulter la page Abonnements et politique d’accès.

Connexion (abonné individuel)

Article

Paolo et Vittorio Taviani« ...comprendre ce que nous sommes, ici et maintenant... »

Propos recueillis par

Anne-Christine Loranger

Résumé | Extrait

Propos recueillis par Anne-Christine Loranger Je suis toujours prudente quand un film portant sur un thème sensible est, comme le vôtre, visuellement très beau. Étant donné votre sujet, qui est celui de prisonniers effectuant leur sentence en prison, n’y a-t-il pas un danger d’embellir excessivement la dureté et les difficultés de ce que ces hommes vivent ? Paolo Taviani : Je ne partage pas votre avis. Je pense que quand une oeuvre d’art, quand un film, s’approche de la vérité, cette proximité vous aide d’une certaine manière à vivre votre vie. Même quand l’oeuvre s’éloigne de la réalité, comme l’art le fait souvent, une oeuvre d’art respecte toujours le mystère inhérent à la condition humaine. Quand vous atteignez ce mystère, vous pouvez alors mieux mener votre existence parce que vous avez matière à réflexion. Un des processus douloureux quand on fait un film est le montage. On doit toujours couper quelque chose dans un film. Y a-t-il eu des coupures qui ont été douloureuses pour vous ? Vittorio Taviani : Quand nous commençons à penser à un film, nous tentons de penser à tout le matériel qui pourra l’alimenter, en termes de sentiments, d’images, de pensées, de questions, de sorte que ce matériel aille créer le rythme du film. Si quelque chose est omis, nous en sommes désolés mais nous ne partageons pas l’idée que l’art doit aspirer à représenter la totalité, l’ensemble du sujet. Il y avait un jeune poète qui voulait écrire un livre sur les quatre saisons et qui a demandé conseil au poète allemand Goethe. Goethe a répondu : ‘mon cher jeune camarade, vous ne devez pas choisir les quatre saisons, vous devez juste choisir une saison et peut-être même un mois dans cette saison, peut-être une semaine, un jour dans cette saison, de sorte que vous puissiez puiser en profondeur dans le mystère inhérent à cette saison. Je pose cette question parce que j’ai été confrontée à ce problème quand j’ai écrit mon livre, qui inclut de la poésie et des photos : vous avez 300...

Auteur : Anne-Christine Loranger
Titre : Paolo et Vittorio Taviani : « ...comprendre ce que nous sommes, ici et maintenant... »
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 280, septembre-octobre 2012, p. 34-35
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67395ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2014