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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 280, septembre-octobre 2012, p. 40-41

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Article

PODZ« ...Que ce soit pour la télé ou pour le cinéma, je réalise toujours des oeuvres cinématographiques... »

Propos recueillis par

Ismaël Houdassine

Résumé | Extrait

Propos recueillis par Ismaël Houdassine En 1990, Michel Dumont est faussement accusé d’agression sexuelle. À l’époque, l’affaire fait les manchettes des journaux québécois, mais pourquoi aujourd’hui revenir sur un fait divers vieux de plus de vingt ans ? Michel Dumont a été jugé, accusé et envoyé en prison pour un crime qu’il n’a pas commis. Même si par la suite il a été blanchi, il ne faut pas oublier qu’il a passé plus de trois années derrière les barreaux. Malgré l’époque, je crois que les ennuis de cet homme peuvent arriver n’importe quand et à n’importe qui. L’histoire d’un gars ordinaire qui se fait piéger par le système, voilà ce que je voulais raconter. Si le système décide un jour que vous êtes coupable, et bien vous êtes coupable. C’est très kafkaïen. Alors, pour toutes ces raisons, je pense que le sujet méritait amplement d’être abordé. On suit au travers de plusieurs époques la saga judiciaire d’un accusé qui n’a rien fait de mal. Un sujet idéal pour vous qui aimez particulièrement parler d’injustice. Un jour, Geneviève Brouillette est venue me voir pour me raconter l’histoire de Michel Dumont. J’ai pensé que cela ferait un très bon film. On a ensuite proposé le scénario à Danielle Dansereau, qui a alors entrepris un travail de moine. Il a fallu qu’elle passe à travers des centaines de pages de dossiers, de comptes-rendus juridiques, les témoignages et le procès. Tout cela sans jamais perdre de vue la souffrance des personnages. Michel Dumont subit une injustice terrible certes, mais il n’y a pas que cela. Les gens qui l’entourent, ses enfants, sa compagne endurent à leur tour les contrecoups. C’était important de ne pas les oublier. Dans votre film, vous faites un portrait très cinglant de la justice. Michel Dumont semble pris dans une machine inhumaine. Il vient d’un milieu populaire et défavorisé. Ses enfants sont envoyés régulièrement à la DPJ. C’est un peu le coupable idéal. Comme il n’a pas les moyens de se défendre, la justice se transforme...

Auteur : Ismaël Houdassine
Titre : PODZ : « ...Que ce soit pour la télé ou pour le cinéma, je réalise toujours des oeuvres cinématographiques... »
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 280, septembre-octobre 2012, p. 40-41
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67398ac

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