Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Séquences : la revue de cinéma

Numéro 280, septembre-octobre 2012, p. 54

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

sequences1081634
< PrécédentSuivant >

Abonnement requis!

L’accès à cet article est réservé aux abonnés. Toutes les archives des revues diffusées sur Érudit sont en accès libre (barrière mobile de 2 ou 3 ans). Pour plus d’information, consulter la page Abonnements et politique d’accès.

Connexion (abonné individuel)

Compte rendu

Oslo, 31 aoûtLa fascination des trajectoiresOslo, August 31St / OSLO, 31.August —  Norvège 2011, 1 h 35

Guilhem Caillard

Résumé | Extrait

Les films | Critiques Oslo, 31 août La fascination des trajectoires S’inscrire dans le sillage de Louis Malle n’est déjà pas une mince affaire. Rafraîchir Le Feu follet (1963), titre parmi les plus accomplis du cinéaste, inscrit très haut dans les annales de la « qualité française », est encore plus risqué, d’autant plus téméraire. C’est pourtant avec recul et une certaine force tranquille que le réalisateur norvégien Joachim Trier ramène à la surface ce récit poignant de la vie d’Alain, toxicomane et alcoolique en chute libre. Guilhem Caillard Se disant perturbé par la mise en scène ample et douce-amère du Feu follet de Louis Malle, c’est aussi chez Pierre Drieu La Rochelle que Joachim Trier a puisé l’inspiration de son second long métrage. Malle avait lui-même adapté le roman de 1931, signé par cet écrivain français secret, longtemps méprisé pour son fascisme et son antisémitisme. Mais Joachim Trier jette sur le personnage d’Alain une nouvelle lumière. Quand le Alain du roman faisait le constat amer de n’être entouré que par de terribles archétypes du monde adulte, exprimant son fort mépris, le film ne joue pas dans la même cour, et prend ses distances. Alain chez Malle reprochait à son meilleur ami ses « certitudes médiocres. » « Ce n’est pas la vie en soit que je condamne, c’est ce qu’elle contient de méprisable » ajoutait-il, sans dissimuler ses intentions : déçu par son parcours semé d’échecs, il avait décidé d’en finir avec la vie, et en parlait clairement à son entourage. Anders est autre. Joachim Trier préfère en faire un grand introverti. Son pessimisme, latent, se manifeste davantage par le regard que par les mots. Moins lucide sur son état, ce trentenaire célibataire ne sait plus quel chemin emprunter. Le film commence par sa tentative de suicide. Bien qu’inévitable, l’idée ne sera ensuite plus que timidement suggérée. Oslo, 31 août est avant tout un grand film sur la solitude. On assiste à une douce traversée des espaces de vide induits par un...

Auteur : Guilhem Caillard
Titre : Oslo, 31 août : la fascination des trajectoires
Ouvrage recensé : Oslo, August 31St / OSLO, 31.August —  Norvège 2011, 1 h 35
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 280, septembre-octobre 2012, p. 54
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67407ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2014