Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Séquences : la revue de cinéma

Numéro 280, septembre-octobre 2012, p. 55

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

sequences1081634
< PrécédentSuivant >

Abonnement requis!

L’accès à cet article est réservé aux abonnés. Toutes les archives des revues diffusées sur Érudit sont en accès libre (barrière mobile de 2 ou 3 ans). Pour plus d’information, consulter la page Abonnements et politique d’accès.

Connexion (abonné individuel)

Compte rendu

Oxymoron pelucheuxTed — États-Unis 2012, 1 h 46

Patricia Robin

Résumé | Extrait

Ted Oxymoron pelucheux Il ne s’agit pas ici d’un film sur les troubles envahissants du développement (TED). Quoique… Modelé sur les prémisses du conte, Ted est surtout destiné au grand enfant irrévérencieux qui sévit en ce début de XXIe siècle; celui qui s’est, entre autres, régalé des comédies The Hangover 1 et 2, des émissions Saturday Night Live, qui se tape sur les cuisses en voyant les facéties de Will Ferrell et qui est féru des séries télé animées Family Guy et American Dad. Patricia Robin Dans une banale banlieue américaine, John Bennett est un gamin rejeté par les enfants du quartier. Pour son plus grand bonheur, ses parents lui offrent pour ce Noël de 1985 un gros ours en peluche qui dit « Je t’aime ». Un souhait, à première vue irréalisable, donne vie à Ted qui devient une vedette, puis un fait divers, quoique toujours ami inséparable, jusqu’à ce que John atteigne… la trentaine. Le psychanalyste D.W. Winnicott, à l’origine du concept d’objet transitionnel au stade oral de la petite enfance, aurait eu un plaisir fou à décortiquer les comportements de ce jeune homme aux prises avec cet ourson qui persiste dans son existence et mine sa relation amoureuse, qui le conforte de façon prolongée dans son univers fabuleux et le maintient loin de ses responsabilités d’adulte. Après quatre ans de cohabitation du couple avec l’ami en peluche, les inséparables copains, qui affrontent conjointement leur peur infantile des orages, doivent se quitter, cédant à l’ultimatum de la conjointe de John. Livré à lui-même, Ted, dont la voix a mué et les mauvaises manières ont pris le dessus, doit faire son chemin de son côté pour permettre à John de vivre sa liaison affective avec sa compagne. Il se trouve un appartement miteux, un emploi dans une supérette, un flirt avec une poupée au collagène sans grande cervelle. Tout pour faire pitié, quoi ! Les amis se verront de temps à autre, en compagnie de leur amoureuse respective, sans compter les aventures dans lesquelles...

Auteur : Patricia Robin
Titre : Oxymoron pelucheux
Ouvrage recensé : Ted — États-Unis 2012, 1 h 46
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 280, septembre-octobre 2012, p. 55
URI : http://id.erudit.org/iderudit/67408ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2014