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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 277, mars-avril 2012, p. 8-9

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Article

DadaLe règne éphémère de la dérision et du hasard

Aliénor Ballangé

Résumé | Extrait

Dada Le règne éphémère de la dérision et du hasard Le mouvement dada est aussi « réactif » qu’éphémère (1914-1925). Il voit le jour en Suisse, pays refuge de nombreux artistes pendant la Grande Guerre. Dans les années 1920, le mouvement se diffuse en Allemagne (Berlin), en France (Paris), puis aux États-Unis grâce à ses principaux disciples, Man Ray, Picabia et Duchamp, avant de céder la place, à la fin des années 1920, au surréalisme et au ready-made. Aliénor Ballangé Créé en tant que « réponse constructive et rationnelle aux bouleversements de la Grande Guerre », Dada a pour philosophie et objectif de changer le monde, la poésie, la peinture et toute autre forme d’art, en désacralisant l’oeuvre comme fétiche, l’artiste comme génie inspiré, le « bon goût » et le marché de l’art, grâce à une notion nouvelle : le rien, qui sera en quelque sorte la matrice de l’art abstrait. Pour dada (mot qui ne veut rien dire), la création devient donc fruit de l’aléatoire qui s’illustre par le montage et l’assemblage de matières, de métaux, d’objets, de photos, de textes hétéroclites qui ne respectent plus le moindre agencement, la moindre logique, la moindre règle. Appliqué au monde du cinéma naissant, c’est la mort du scénario, du sujet, des acteurs, considérés comme autant d’électrons libres qui ne suivent d’autre règle que celle d’une entière liberté spontanée, anarchisante et révoltée sans effet prémédité. Dada, cinéma pur ? Émettre l’hypothèse que Dada est la plus pure expression du cinéma, c’est se confronter à deux objections majeures : comment le cinéma pourrait-il trouver son achèvement ontologique dans les années 1920, quelques années seulement après son invention, alors qu’il est encore muet et en noir et blanc ? Surtout, comment le cinéma pourrait-il pleinement s’épanouir dans un mouvement d’origine pictural ? Pour comprendre cette thèse, encore nous faut-il revenir à ce qui fait l’essence du cinéma, ce qu’il a que les autres arts n’ont pas : l’enregistrement du...

Auteur : Aliénor Ballangé
Titre : Dada : le règne éphémère de la dérision et du hasard
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 277, mars-avril 2012, p. 8-9
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66297ac

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