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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 277, mars-avril 2012, p. 10-11

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Article

Philippe-Alain Michaud« Le cinéma dada a surtout nourri le cinéma expérimental... »

Propos receuillis par

Aliénor Ballangé

Résumé | Extrait

Philippe-Alain Michaud « Le cinéma dada a surtout nourri le cinéma expérimental... » Alors qu’en 2006, le Centre Pompidou (Paris), rendait hommage aux pionniers du Dada, nous avons voulu en savoir davantage sur ce mouvement en rencontrant l’un de ses spécialistes, Philippe-Alain Michaud, conservateur et chef du service cinéma du Musée national d’art moderne. Propos receuillis par Aliénor Ballangé Quels sont les films qui composent le cinéma dada ? Quels sont leurs points communs ? Le corpus des films dada est assez étrange. Il a été défini a posteriori par Hans Richter et réunit des films tels que Symphonie diagonale, de Viking Eggeling, Rythme 21, de Hans Richter, Entr’acte, de René Clair et Picabia, Retour à la raison et Emak Bakia, de Man Ray, et Ballet mécanique, de Fernand Léger, pour les plus connus. Il y a à la fois des films abstraits réalisés sans caméra et des films photographiques. Le fil conducteur pour l’ensemble des films dada est la mise en question du sujet, à la fois au sens de l’intrigue et du personnage. Avec le cinéma surréaliste [mouvement qui prend le relais de Dada dans le refus du réalisme et de l’instinct logique de la fiction, mais qui rompt avec l’abstraction et cherche à représenter le fonctionnement réel de la pensée], le cinéma se réconcilie avec le sujet : les intrigues sont certes déconstruites, mais une certaine forme de narrativité demeure. Quelles sont les bornes historiques qui encadrent le cinéma dada ? On retient généralement la période 1921-1923, mais comme bien des mouvements d’avant-garde, on peut définir ces bornes comme on veut. Dada est une sorte de nébuleuse qui nous permet même d’intégrer des films postérieurs à 1923 : Ballet mécanique, du peintre Fernand Léger, est réalisé en 1924, donc en principe après la rupture du Dada, mais Hans Ricther considérait que si Fernand Léger n’était pas dada, Ballet mécanique l’était à 100%. Au-delà des bornes fixes, je pense que le corpus de films retenu par Hans Richter est...

Auteur : Aliénor Ballangé
Titre : Philippe-Alain Michaud : « Le cinéma dada a surtout nourri le cinéma expérimental... »
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 277, mars-avril 2012, p. 10-11
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66298ac

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