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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 277, mars-avril 2012, p. 23

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Theo Angelopoulos — 1935-2012

Élie Castiel

Résumé | Extrait

Theo Angelopoulos | 1935-2012 L ’émotion est une agitation passagère qui parfois nous empêche de trouver les bons mots pour exprimer notre désarroi, notre peine et notre rage devant la perte soudaine d’un être qui faisait partie de notre vécu intellectuel. Mais arrive un moment où l’esprit nous revient, et c’est justement à ce moment-là que nous devons dire notre pensée, pour ne pas oublier, pour nous convaincre que l’héritage du disparu continue d’être une source d’inspiration. Figure de proue du cinéma grec et international, Theo Angelopoulos laisse indéniablement un vide difficile à combler. Car à un moment où la Grèce est obscurcie par un marasme économique, politique et social sans précédent, la culture (et donc le cinéma) ne peut se compter que parmi les premiers sacrifiés. La crise économique grecque était d’ailleurs le sujet de son dernier projet inachevé, L’Autre mer (I ali thalassa). Comme dans le cas des Fellini, des Antonioni, des Kubrick ou encore des Pasolini, il est difficile de rêver d’un après-Angelopoulos qui, pour l’instant, se présente comme un grand questionnement auquel personne ne peut ou plutôt n’ose répondre. Car la brillante carrière cinématographique du cinéaste, aussi personnelle qu’universelle, possède un style unique en son genre. Ses films ne composent pas une oeuvre quelconque, mais une suite logique de dialogues à la fois sereins et tourmentés avec des thèmes qui nous concernent tous : les bouleversements de l’Histoire, les conséquences de la mémoire oubliée, le désenchantement d’une humanité qui se perd, l’exil intérieur, la désincarnation des idéologies, le deuil face aux rêves brisés et paradoxalement, sans doute aussi, tous ces moments éphémères de commisération sur lesquels reposent des parcelles d’espoir. Pour situer le travail de Theo Angelopoulos, cinéaste sans contredit de la modernité, dans une perspective à la fois analytique, thématique et esthétique, Séquences lui consacrera un dossier ou une étude dans le prochain...

Auteur : Élie Castiel
Titre : Theo Angelopoulos — 1935-2012
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 277, mars-avril 2012, p. 23
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66306ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

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