Érudit - Promouvoir et diffuser la recherche
FrançaisEnglishEspañol
 

Recherche détaillée

.

Séquences : la revue de cinéma

Numéro 277, mars-avril 2012, p. 26

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

sequences1081634
< PrécédentSuivant >

Abonnement requis!

L’accès à cet article est réservé aux abonnés. Toutes les archives des revues diffusées sur Érudit sont en accès libre (barrière mobile de 2 ou 3 ans). Pour plus d’information, consulter la page Abonnements et politique d’accès.

Connexion (abonné individuel)

Compte rendu

13 — États-Unis 2011, 90 minutes

Luc Chaput

Résumé | Extrait

■ États-Unis 2011, DVD : 2012 — Durée : 90 minutes — Réal. : Gela Babluani — Scén. : Gela Babluani, Gregory Pruss d’après le scénario de 13 Tzameti — Images : Michael McDonough — Mont. : Gela Babluani, David Gray — Mus. : Alexander Van Bubenheim — Int. : Sam Riley, Jason Statham, Mickey Rourke, Ray Winstone, Michael Shannon, Curtis Jackson, Ben Gazzara, Emmanuelle Chiriqui — Dist. : VVS. Suppléments : Interviews, making-of, tournage, incluant des extraits d'interviews. ■ Espagne / France, 2011, DVD : 2012 — Durée : 98 minutes — Réal. : Mateo Gil — Scén. : Migual Barros — Images : Juan Ruiz Anchia — Mont. : David Gallart — Mus. : Lucio Godoy — Int. : Sam Shepard, Eduardo Noriaga, Stephen Rea, Magaly Solier — Dist. : Métropole. Suppléments : Scènes supprimées, making-of, courts-métrages de Mateo Gil et bande-annonce. Séquences 277 | mars — avril 2012 Arrêt sur image | L'écran DVD 13 Vince, un menuisier, fait du travail de réfection dans la maison d’un homme sous surveillance. Certaines conversations entendues accidentellement lui font comprendre que le propriétaire s’attend à gagner beaucoup d’argent. Vince, en mauvaise situation financière, entreprend de remplacer l’individu malencontreusement indisponible. Un tel résumé des premières scènes rappellera sûrement quelque chose à qui a vu 13 Tzameti (2005) du même scénariste et réalisateur. Malheureusement, la place du hasard qui faisait le charme et l’originalité de ce premier film est remplacée dans le cas présent par une vision plus volontariste : des problèmes d’assurance-santé obligent le jeune Américain à prendre des risques inconsidérés pour aider sa pauvre famille. Le motif central de la roulette russe à plusieurs en cercle fonctionne plus ou moins bien ici comme allégorie sur les riches et les pauvres dans un monde sans scrupule. Dans The Deer Hunter, Michael Cimino employait ce même motif de la roulette russe avec des prisonniers américains contraints d’y jouer par leurs geôliers vietnamiens comme représentation de l’enlisement de la superpuissance. Ici, le choix du chiffre treize comme numéro emblématique du personnage principal induit des attentes envers le destin de ce dernier. Dans le manoir où se déroule l’essentiel de l’action, Babluani utilise une piscine ovale, lieu où les parieurs misent des sommes importantes comme dans une fosse où, sous d’autres cieux, se dérouleraient des combats de coqs ou de gladiateurs modernes. Les flashbacks sur certains des concurrents ralentissent indûment l’action et n’apportent que peu d’informations pertinentes sur les autres raisons qui pourraient motiver ces hommes à jouer ainsi leur vie. L’interprétation est bonne sans plus, mais on remarquera, dans un de ses derniers rôles, Ben Gazzara, miné par la maladie, jouant un Schlondorff dont le nom est peut-être un clin d’oeil au réalisateur de Coup de grâce. Tourné à l’automne 2008, sorti rapidement en 2010, ce film constitue donc un moment d’arrêt dans la carrière du jeune réalisateur.

Auteur : Luc Chaput
Ouvrage recensé : 13 — États-Unis 2011, 90 minutes
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 277, mars-avril 2012, p. 26
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66308ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

À propos d'Érudit | Abonnements | RSS | Conditions d’utilisation | Pour nous joindre | Aide

Consortium Érudit ©  2016