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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 277, mars-avril 2012, p. 26

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Blackthorn — Espagne / France 2011, 98 minutes

Sami Gnaba

Résumé | Extrait

Blackthorn La dernière fois qu’a été vu Butch Cassidy (avec le Sundance Kid) au cinéma, c’était sous les traits de Paul Newman devant l’objectif de George Roy Hill, en 69. La dernière image du film, un arrêt sur image en sépia mythifiant le duo des célèbres bandits, se refusait à montrer leur mort sous les feux multipliés de la police bolivienne. Aujourd’hui, le scénariste et réalisateur espagnol Mateo Gil (Mar adentro) imagine un différent sort à Cassidy, dans la mesure où ce dernier aurait échappé à la mort et se serait réfugié dans les Andes, en Amérique du Sud, sous le pseudonyme de John Blackthorn. Aussi libre soit-il en apparence, Blackthorn-Cassidy reste confiné aux ombres de sa célèbre légende, loin d’un monde qui le croit mort et dont ferait vraisemblablement partie son fils… Vieillissant, affichant la grâce et la sagesse de l’âge (le charisme de Sam Shepard aidant), il décide un jour de prendre le chemin du lent retour vers son Amérique natale. Très tôt, Blackthorn se glisse sur un terrain convenu et introspectif, où le passé glorieux de Cassidy se confronte au présent terne d’un homme hanté par des fantômes lointains et une vie de crime qu’il croyait loin derrière lui, jusqu’à ce qu’il croise la route d’un jeune voleur ambitieux se disant poursuivi. S’ensuit alors entre les deux protagonistes une complicité modérée, dubitative... À des fins d’exploration psychologique et pour bien illustrer les années prospères de banditisme du duo Cassidy-Kid, Gil a recours à de multiples flashbacks. Une façon (prévisible) de sonder le décalage entre deux époques vécu par son héros et d’évaluer sa morale personnelle. Malheureusement, loin de rehausser la qualité, ces flashbacks téléfilmesques détonneront rapidement sur l’ensemble et la beauté grandiose des déserts boliviens contre lesquels la figure vieillissante du héros las (résolument eastwoodien) se détache. La solitude, comme seule certitude devant lui… Au final, malgré la beauté onirique de ses paysages,...

Auteur : Sami Gnaba
Ouvrage recensé : Blackthorn — Espagne / France 2011, 98 minutes
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 277, mars-avril 2012, p. 26
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66309ac

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