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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 277, mars-avril 2012, p. 38-39

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

The Girl with the Dragon TattooDéséquilibre et désaxementMillénium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes — États-Unis / Suède / Grande-Bretagne / Allemagne 2011, 158 minutes

Claire Valade

Résumé | Extrait

The Girl with the Dragon Tattoo Déséquilibre et désaxement On l’a dit. On l’a répété. L’adaptation d’un roman populaire au cinéma — et qui plus est, d’un roman dont le succès est planétaire — est une aventure des plus périlleuses. Il faut dire que certains livres s’y prêtent merveilleusement; d’autres, beaucoup moins. Dans le cas présent, il est indéniable que Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, polar ultracontemporain, ultraviolent de Stieg Larsson, était fait pour vivre au grand écran — et ce, même si le danger de décevoir les fans était immense et même si le roman est loin d’être parfait. Affligé entre autres de longueurs parfois interminables et d’une écriture souvent désordonnée, il met aussi au moins une centaine de pages à plonger dans le vif de son sujet. Mais il reste qu’il possède aussi des atouts de taille expliquant aisément l’inévitabilité de son destin cinématographique. Claire Valade L’univers résolument contemporain de l’auteur et ses innom-brables références culturelles, d’une actualité brûlante, parlent aux lecteurs en évoquant des images toutes faites pour le cinéma. Ses thématiques à la fois bien d’aujourd’hui (la suffisance abyssale des puissants, la montée de la droite, le pouvoir de l’argent, l’influence des médias) et aussi assurément intemporelles qu’universelles (la dignité humaine, la place de la femme dans la société, les extrémismes de toutes sortes) en font aussi une oeuvre qui résonne fortement à nos oreilles. Mais, bien sûr, au-delà de tout cela, c’est son héroïne, l’incroyable hacker Lisbeth Salander, icône du féminisme post-Britney Spears, et son héros, Mikael Blomkvist, non pas simple défenseur de la veuve et de l’orphelin mais aussi véritable humaniste défenseur d’idéaux politiques autrement plus vastes, que chaque lecteur voulait voir prendre vie à l’écran. Pour David Fincher, l’un des cinéastes les plus passionnants et respectés de l’heure, le défi d’adaptation était monumental. Il s’agissait en quelque sorte...

Auteur : Claire Valade
Titre : The Girl with the Dragon Tattoo : déséquilibre et désaxement
Ouvrage recensé : Millénium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes — États-Unis / Suède / Grande-Bretagne / Allemagne 2011, 158 minutes
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 277, mars-avril 2012, p. 38-39
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66317ac

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