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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 277, mars-avril 2012, p. 49

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

My Week with MarylinElle va te briser le coeur, mon garçonUne semaine avec Marilyn — Grande-Bretagne / États-Unis, 99 minutes

Maxime Labrecque

Résumé | Extrait

My Week with Marylin Elle va te briser le coeur, mon garçon Généralement, en présence d’un film inspiré de faits réels, les spectateurs redoublent d’attention. Et lorsqu’on touche à l’iconique Marilyn Monroe, le risque de sombrer dans la caricature est constant. Le réalisateur Simon Curtis réussit son pari, en racontant l’histoire simple d’une rencontre improbable. Maxime Labrecque Été 1956. Sur fond de tournage tumultueux, Marilyn Monroe rencontre Colin Clark, un jeune inconnu fraîchement engagé comme troisième assistant-réalisateur. Dès qu’elle descend de l’avion en compagnie de son nouveau mari, le dramaturge Arthur Miller, tous les regards sont fixés sur elle. Légère et pimpante, elle répond du tac au tac aux journalistes, fascinés par son charme. Mais Marilyn n’est pas ponctuelle. Entre les conseils de jeu de Paula Strasberg, qui lui sert de mentor et de confidente, l’alcool et les nombreux médicaments qu’elle ingère, elle est constamment en retard lors des tournages, oublie ses lignes et fait rager le réalisateur Laurence Olivier (Kenneth Branagh, convaincant), dépeint de prime abord comme un homme colérique et impulsif, mais qui finit par s’attendrir ― comme tout le monde ― pour la blonde hollywoodienne. Après quelques jours, Miller peine à supporter sa nouvelle épouse et s’éclipse aux États-Unis, la laissant seule. Elle trouve réconfort auprès de Colin, avec qui elle passe une semaine intime. C’est au travers de ses yeux que Marilyn est dépeinte, avec une certaine subjectivité, peut-être, mais toujours avec fascination et, surtout, sans aucun jugement. En public, Marilyn joue à être Marilyn Monroe. Celle qu’on s’attend à voir : radieuse, légère et vive. Grâce au journal de Colin, son côté privé, parfois moins glorieux, est révélé. Colin Clark, avec ses grands yeux un peu trop brillants, focalise toute son attention sur la star, et le spectateur, qui s’identifie à ce personnage, entre dans les mécanismes de l’identification et n’a d’autre choix que...

Auteur : Maxime Labrecque
Titre : My Week with Marylin : elle va te briser le coeur, mon garçon
Ouvrage recensé : Une semaine avec Marilyn — Grande-Bretagne / États-Unis, 99 minutes
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 277, mars-avril 2012, p. 49
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66324ac

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