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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 278, mai-juin 2012, p. 8-9

Theo Angelopoulos

Sous la direction de Élie Castiel

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Article

The ClockDu cinéma en temps réel

Jérôme Delgado

Résumé | Extrait

The Clock Du cinéma en temps réel Lion d’or de la Biennale de Venise 2011, The Clock, oeuvre fleuve de l’artiste Christian Marclay, rend hommage au cinéma en le rendant plus réel que jamais. Acquise par le Musée des beaux-arts du Canada, l’oeuvre circulera au pays dès cet automne avec un premier arrêt au Power Plant de Toronto. Jérôme Delgado Les images défilent au rythme des minutes. Des secondes même : The Clock suit à ce point le temps qui passe qu’on pourrait croire que chaque clignement d’yeux amène un nouveau plan, une nouvelle scène. Un nouveau film aussi, puisque c’est le cinéma de fiction, dans sa plus grande acception, qui forme la matière première de cette horloge qui tourne sans fin. Il y a tellement de titres (on parle de plus de 3000), qu’ils sont impossibles à dénombrer, à déterminer. À l’instar du catalogue mondial, cette oeuvre est un puits sans fond duquel on s’abreuve sans jamais prendre la dernière goutte. N’est-ce pas là le propre du cinéma, de nous nourrir d’images, sans fin ? Film de vingt-quatre heures, ou pour être plus précis suite d’images en mouvement de vingt-quatre heures, The Clock est l’oeuvre, non pas d’un cinéaste, mais du plasticien, et cinéphile, pas de doute, Christian Marclay. L’artiste suisse, né et établi en Californie, bâtit sa réputation depuis les années 1970 avec de riches assemblages sonores et visuels. Il travaille comme un DJ, à coups d’échantillons de musique, mais aussi d’extraits de films. Dès 1995, la monobande Telephones réunit des scènes autour de la sonnerie de téléphone, alors que l’installation à quatre canaux Video Quartet (2002) pousse un cran plus loin la musicalité du cinéma en faisant des images les composantes d’une partition inusitée. Marclay n’a pas peur de relier des univers disparates. Dans The Clock, un Chaplin peut être suivi sans anicroche de Cours, Lola, cours (Tom Tykwer, 1998), l’alternance du noir et blanc et du film couleur, dans ce cas comme dans de milliers d’autres, se faisant...

Auteur : Jérôme Delgado
Titre : The Clock : du cinéma en temps réel
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 278, mai-juin 2012, p. 8-9
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66563ac

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