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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 278, mai-juin 2012, p. 13

Theo Angelopoulos

Sous la direction de Élie Castiel

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Le Diable en ville : Alexandre Silvio et l’émergence de la modernité populaire au Québec, Germain Lacasse, Johanne Massé, Bethsabée Poirier, Montréal : Presses universitaires de l’Université de Montréal, 2012, 299 pages

Pierre Pageau

Résumé | Extrait

Le Diable en ville Germain Lacasse nous a déjà donné de nombreux ouvrages sur le cinéma muet au Québec, contribuant ainsi chaque fois à nous faire découvrir des pans inconnus de ce vaste continent. Cette fois-ci, il poursuit ses recherches sur l’aspect « oralité » de notre cinématographie. Cette dimension s’incarne principalement à travers le rôle important joué par les bonimenteurs lors des projections de films. Il s’agit encore d’un aspect oublié de notre histoire. Plus précisément, Germain Lacasse et ses deux assistantes s’intéressent au cas exemplaire du bonimenteur le plus célèbre, le plus populaire, de la période 1900-1930, en l’occurrence Alexandre Silvio. Dans ce genre d’ouvrage, il y a toujours une section méthodologique qui ne semble pas nécessaire au propos essentiel; il y a donc ici les références obligées à Walter Benjamin, à Yvan Lamonde ou à Siegfried Kracauer. Mais cette partie théorique et une autre sur les nouvelles attractions populaires que sont le cinéma et les revues d’actualités sont allégées par la présence systématique de citations extraites des commentaires de l’époque. Ainsi, Alexandre Silvio est cité (La Presse, 1923) pour avoir dit : « Quand on va à l’église, on n’y va pas pour s’amuser, mais quand on va au théâtre on n’y va pas pour prier. » Au coeur de ce livre, il y a donc une volonté de bien faire ressortir qu’il y a toujours eu au sein de la culture populaire québécoise (et le cinéma est un élément essentiel de cette culture) un courant de contestation des valeurs officielles (le nationalisme catholique et le terroir). Les spectacles que l’on nomme « revues d’actualités » sont le lieu principal de cette contestation. Et, au coeur de celle-ci, un individu, le « roi des conférenciers », Alexandre Silvio, a propagé une culture populaire et moderne (elle met l’accent sur le cinéma, l’électricité, la ville). Il débute sa carrière dans les salles de cinéma vers 1907 (Readoscope, Ouimetoscope, Bodet-o-Scope, Bijou, Théâtre...

Auteur : Pierre Pageau
Ouvrage recensé : Le Diable en ville : Alexandre Silvio et l’émergence de la modernité populaire au Québec, Germain Lacasse, Johanne Massé, Bethsabée Poirier, Montréal : Presses universitaires de l’Université de Montréal, 2012, 299 pages
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 278, mai-juin 2012, p. 13
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66566ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

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