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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 278, mai-juin 2012, p. 14

Theo Angelopoulos

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Marc Gervais — 1929-2012Un singulier jésuite

Claire Valade

Résumé | Extrait

Marc Gervais | 1929-2012 Un singulier jésuite Méconnu du grand public, le Père Marc Gervais était une vraie personnalité, dans tous les sens du mot. Humaniste charismatique, il possédait un humour brillant qui charmait tous ceux qui croisaient son chemin et une culture personnelle qu’il partageait avec une générosité inégalée. Il était aussi un grand érudit, reconnu mondialement pour son immense connaissance du cinéma. Pour tout jésuite qu’il était, Marc Gervais a suivi un parcours on ne peut plus inhabituel, consacrant sa vie entière au 7e art. Il est décédé le 25 mars dernier, à l’âge de 82 ans. Claire Valade Né en 1929 dans une famille irlando-québécoise de Sherbrooke parfaitement bilingue, Marc Gervais entre dans les Ordres en 1963. Pourtant, dès les années 1950, la découverte du cinéma d’Ingmar Bergman le fait déjà dévier du chemin généralement tout tracé pour un homme ayant choisi la prêtrise et le convainc de poursuivre dans la voie cinémato-graphique. Commence alors pour lui une aventure qui l’emmènera de la Croisette, à Cannes, qu’il a fréquenté pendant près de 40 ans, aux couloirs de l’université Concordia, où il a enseigné au département de Communication pendant plus de 30 ans. À bien des égards, Marc Gervais est en avance sur son temps. Lorsqu’il entreprend des études doctorales à la Sorbonne, à Paris, le cinéma n’est pas encore discipline au programme. On lui « invente » donc une niche : par une ingénieuse entourloupe, son doctorat s’inscrit sous la bannière de l’esthétique, branche de la philosophie. En 1979, lorsqu’il dépose enfin son mémoire après d’infinies diversions, le monde universitaire a changé. Le cinéma y a trouvé sa place. Marc Gervais en est devenu une sommité mondiale et un pionnier de son enseignement au Canada. Et le point de vue incisif qu’il jette sur l’oeuvre de Jean-Luc Godard dans sa thèse apparaît des plus pertinents. C’est ce point de vue qu’il partage avec trois générations d’étudiants, à Concordia. Il crée une méthode...

Auteur : Claire Valade
Titre : Marc Gervais — 1929-2012 : un singulier jésuite
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 278, mai-juin 2012, p. 14
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66568ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

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