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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 278, mai-juin 2012, p. 24

Theo Angelopoulos

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Féminitude — Canada [Québec] 2011, 22 minutes

Élie Castiel

Résumé | Extrait

Féminitude L’idée de base est, en apparence, sans scénario : réunir un groupe composé de neuf jeunes femmes et les conduire à parler de leur condition de femme, de leurs doutes, de leurs convictions, de leurs certitudes, de leur positionnement face à leurs parents, aux hommes et face à elles-mêmes. Pour Naomie Décarie-Daigneault, il s’agit ici d’une forme d’exorcisme, d’autopsychanalyse pratiquée par le biais des images en mouvement. Film sur la parole, Féminitude est un condensé à la fois candide et intelligent sur le discours au féminin. La jeune cinéaste, dont c’est ici le premier court métrage documentaire, après deux courtes fictions, La Vie moderne (2009) et Forêt (2010), plonge à mains nues dans un dialogue objectif avec l’autre, avouons-le, parfois même touchant. Il y a d’abord celles de 16 ans, Camille, Florence et Camille. Elles parlent de la difficulté de grandir et de « contrôler l’avenir » face à un corps en pleine mouvance. Et puis, c’est au tour de Cybèle, Rosa et Cheyenne, 19 ans. Elles cherchent une « déconstruction de leur féminité », une façon différente d’établir des liens avec le sexe opposé. Leur discours annonce avec ferveur et complicité les jeunes femmes du prochain groupe d’âge, 22 ans. Elles ont pour prénoms Dorothée, Laura et Laurence. Celles-ci s’expriment sur les contraintes que subissent les femmes dans leurs rapports avec les hommes, comme dans le monde du travail, où elles doivent très souvent épouser les normes du comportement masculin pour mieux s’adapter au milieu. Elles questionnent aussi la société patriarcale et prônent pour un partage juste et équitable dans la transmission des valeurs. La mise en scène, d’une grande simplicité, privilégie le plan fixe et le gros plan. C’est là la bonne approche, car il s’agit d’un film où seule la parole domine et dans lequel les idées véhiculées demeurent le principal objectif et prennent tout leur sens. Et même s’ils ne sont pas physiquement présents, les hommes sont dans la pensée de...

Auteur : Élie Castiel
Ouvrage recensé : Féminitude — Canada [Québec] 2011, 22 minutes
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 278, mai-juin 2012, p. 24
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66572ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

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