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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 278, mai-juin 2012, p. 28-29

Theo Angelopoulos

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Article

À propos du Voyage des comédiens et Les ChasseursLa morale contemplative du plan

Élie Castiel

Résumé | Extrait

À propos du Voyage des comédiens et Les Chasseurs La morale contemplative du plan Le plan-séquence possède sa propre morale et se présente comme un plan obtenu en filmant toute une séquence en un seul plan ou, en d’autres mots, il s’agit d’un plan qui équivaut à une séquence. Les personnages, filmés en continuité comme dans un plan sans coupes, évoluent à l’intérieur du cadre (parfois même hors du cadre) jusqu’à ce que leurs actions expriment une signification, jusqu’à ce qu’un effet narratif cathartique de mise en scène opère. Élie Castiel Le plan-séquence est une affaire de morale et celle-ci a également quelque chose à voir avec l’idée que chaque auteur se fait du cinéma. Ce quelque chose est d’ordre purement esthétique et s’inscrit dans le courant de pensée d’une époque. Dans le cas de Theo Angelopoulos, il s’intègre à la notion de modernité et à ce que cette modernité représente à un moment précis. En quelque sorte donc, cette « éthique » ne serait-elle pas uniquement une question de regard, mais aussi de rapport au monde ? Œuvre épique dans le sens brechtien, Le Voyage des comédiens (O Thiassos, 1975) n’en constitue pas moins le film où le cinéaste exprime le plus clairement l’anatomie physique et morale du plan-séquence. Cette construction filmique façonne le récit. L’approche brechtienne (qui se conjugue admirablement au plan-séquence) est plus évidente que dans ses autres films, même si ces derniers en conservent néanmoins les fondements. Qu’il s’agisse des intermèdes théâtraux (présentations du drame folklorique Golfo la bergère) ou des témoignages ou épisodes faisant avancer les différentes décennies politiques, toute la fabrication du récit se conjugue selon une dialectique bien orchestrée. La référence à Brecht s’explique, par exemple, dans le parallèle, voire la juxtaposition, entre les événements historiques et le spectacle qui se joue sur scène dans divers endroits. Une sorte de mise en abyme en quelque sorte. L’écrivain et critique Martin...

Auteur : Élie Castiel
Titre : À propos du Voyage des comédiens et Les Chasseurs : la morale contemplative du plan
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 278, mai-juin 2012, p. 28-29
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66577ac

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