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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 278, mai-juin 2012, p. 46-47

Theo Angelopoulos

Sous la direction de Élie Castiel

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Kim Nguyen« On dit souvent qu’il faut parler de ce qu’on sait. Je dirais que c’est plus parler de ce qu’on sent que de ce qu’on sait… »

Propos recueillis par

Anne-Christine Loranger

Résumé | Extrait

Kim Nguyen « On dit souvent qu’il faut parler de ce qu’on sait. Je dirais que c’est plus parler de ce qu’on sent que de ce qu’on sait… » Film portant sur la résilience humaine, Rebelle est l’histoire d’une enfant-soldat qu’on a forcée à commettre des actes horribles et qui essaie de se racheter. En décernant l’Ours d’argent à la jeune Rachel Mwanza, le jury de la Berlinale félicite tout autant l’actrice qu’il célèbre le réalisateur. Propos recueillis par Anne-Christine Loranger Votre scénario a une écriture très raffinée. Les narrations sont dites de manière très simple, un peu à la façon de Romain Gary dans La Vie devant soi. Qu’est-ce qui sous-tend ce film ? J’ai travaillé pendant dix ans le scénario, mais en même temps le scénario a été en constante réécriture, à mesure qu’on entrait dans les lieux. Il y avait le désir d’oublier la structure quand on tournait et de toujours être dans le moment présent, de toujours remodeler le film en fonction des événements qui se passaient. Une chose qui nous a beaucoup aidés à faire cela, c’est de tourner le film en chronologie et de ne pas montrer le scénario aux comédiens. J’avais fait des recherches sur la façon dont le film Fish Tank avait été fait dans le passé, parce que c’est un film qui m’a beaucoup impressionné. La toute première image qu’ont voit, c’est cette bouteille recyclée en sandale… Oui ! On avait vu cela dans une photo. C’est une chose qui m’a marqué, cette espèce de réutilisation très concrète de la matière. Il y a des thèmes qui se sont présentés [durant le tournage], entre autres la résilience humaine dans un monde postmoderne, un monde déconstruit. Dans notre société occidentale, on a plein de panneaux coulissants qui nous empêchent de voir la postmodernité déconstruite. Alors qu’à Kinshasa on voit l’humain interagir avec un monde de publicité et de commerce qui a été détruit et recyclé littéralement pour faire des murs, des maisons. Derrière cela, il y a des humains qui retrouvent leur vie....

Auteur : Anne-Christine Loranger
Titre : Kim Nguyen : « On dit souvent qu’il faut parler de ce qu’on sait. Je dirais que c’est plus parler de ce qu’on sent que de ce qu’on sait… »
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 278, mai-juin 2012, p. 46-47
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66585ac

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