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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 278, mai-juin 2012, p. 49

Theo Angelopoulos

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Nostalgie, quand tu nous tiens…The Deep Blue Sea — Grande-Bretagne / États-Unis 2011, 98 minutes

Claire Valade

Résumé | Extrait

The Deep Blue Sea Nostalgie, quand tu nous tiens… Spécialiste de la fresque de l’Angleterre d’après-guerre, Terence Davies a d’abord ébloui les cinéphiles du monde entier en plongeant dans ses propres souvenirs d’enfance avec Distant Voices, Still Lives (1988) et The Long Day Closes (1992). Ces oeuvres impressionnantes abordent les aléas du quotidien ordinaire par le biais impressionniste des méandres de la mémoire et d’un lyrisme méticuleusement fignolé. Davies est le maître-artisan des tourments intérieurs, exprimés par des images somptueusement confectionnées. Ces éléments constituent sa grande force; ils peuvent aussi devenir sa faiblesse. The Deep Blue Sea, son dernier long métrage, témoigne de l’une et de l’autre. Claire Valade Invité à porter à l’écran une pièce phare du dramaturge britannique Terence Rattigan à l’occasion du centenaire de sa naissance, Terence Davies s’est penché sur The Deep Blue Sea, qui semblait un choix tout naturel, tant par son sujet que son époque. Situé à l’aube des années 1950 dans un Londres encore assommé par la guerre, The Deep Blue Sea est une ode aux amours malheureuses d’une femme prise au double piège de sa passion pour un homme qui ne l’aime pas comme elle aimerait être aimée de lui et des attentes que place sur elle la société bienséante de son temps. Depuis sa présentation au Toronto International Film Festival à l’automne 2011, la critique s’est généralement montrée fort enthousiaste. L’adaptation est réussie, au sens où Davies atteint les objectifs artistiques pleinement assumés qu’il semblait s’être fixés en réalisant un vrai mélodrame, dans les règles de l’art et dans toute sa splendeur. Porté par de remarquables interprètes et superbement filmé, dans une sorte de partition musicale désespérément romantique oscillant entre présent et passé, extase et douleur, le film laisse pourtant sur sa faim, souffrant des défauts de ses indéniables qualités. Tout d’abord, l’on ne peut rien reprocher à l’interprétation...

Auteur : Claire Valade
Titre : Nostalgie, quand tu nous tiens…
Ouvrage recensé : The Deep Blue Sea — Grande-Bretagne / États-Unis 2011, 98 minutes
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 278, mai-juin 2012, p. 49
URI : http://id.erudit.org/iderudit/66587ac

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