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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 276, janvier-février 2012, p. 6

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Article

FNC — Courts métagesEscales

Luc Chaput

Résumé | Extrait

FNC | Courts métages Escales Nous n'avons pas pu voir Magma des Islandais Marianna Mørkøre et Rannvá Káradóttir, grand gagnant de la compétition internationale de la section Focus du 40e festival du nouveau cinéma qui accorde une place importante à cette forme cinématographique même si le public n’y est pas très nombreux, attiré dans des salles contigues par les longs métrages encensés ou controversés venus de Cannes, Berlin, Venise ou d’ailleurs. Luc Chaput Tout d’abord. une Française, professeure de cinéma et spécialiste des installations vidéos (L’Expérience préhistorique) Christelle Lheureux, dans un très beau noir et blanc, nous amène dans La Maladie blanche à cotoyer lors d’une fête estivale les habitants d’Argut-Dessus dans les Pyrénées. Les enfants se content des histoires à l’aide d’ombres chinoises, les jeunes et certains adultes dansent sur de la musique enre-gistrée et des adolescents adossés à une bergerie usent d’un téléphone cellulaire. Ce mélange de modernité et de tradition est le cadre de la rencontre incongrue entre une enfant Myrtille et un sanglier du coin dont elle comprend les grognements d’ailleurs traduits en sous-titres pour le plaisir de nous spectateurs. Le sanglier la conduira dans une grotte où se trouvent ces peintures rupestres dont certaines, comme à Lascaux, sont atteintes de la maladie blanche due à l’haleine d’un trop grand nombre de visiteurs. Conte moderne sur les divers liens plus qu’ancestraux qui existent entre l’humain et la nature mais aussi sur l’évolution des représentations, ce moyen métrage de quarante-trois minutes est un voyage joyeusement éducatif. Une enfant d’un âge similaire découvre le grand jardin de la nouvelle demeure de ses parents dans Moving Day de l’Australien Jason Wingrove. Comme les frères Ridley et Tony Scott et de nombreux autres réalisateurs des cinquante dernières années, ce cinéaste a gagné des prix pour des publicités et a donc compris l’importance des effets spéciaux dans le déroulement d’une histoire qui oppose une jeune fille décidée à des elfes qui vivent dans ces plate-bandes et autres massifs floraux qui feront le bonheur des invités à des pique-niques huppés. Offusquée par l’attitude frondeuse des elfes, l’efant prendra les grands moyens pour assurer son contrôle sur ce lieu chèrement acquis par ses parents. Si le déroulement de l’action réserve quelques surprises et, dans ce temps d’indignés, peut prendre un second degré plausible, le film sert plutôt de carte de visite à Wingmore pour un projet, espérons-le, plus personnel. Minimaliste au contraire est Western du Coréen Hyung-Suk-Lee. Dans un paysage désertique, un cowboy aux traits asiatiques arrive dans un patelin de quelques bicoques et est épié par la caméra. Le cavalier agit avec précaution pendant sa découverte de ce lieu peut-être inhospitalier. La caméra cadre l’action à travers portes et fenêtres pour reculer un peu et nous faire découvrir que tout n’était que facades sans rien derrière. Ce cinéaste a donc réussi un cours délicieusement magistral sur les archétypes du western qui, comme l’a dit un personnage d’Au fil du temps de Wenders à propos du cinéma américain, a colonisé notre imaginaire. Piotr Stupin, acteur russe a scénarisé et réalisé Bird (Ptica) dans lequel il joue le personnage principal. Dans des tons sepia, un écrivain sans le sou tente de trouver à manger et à boire. Dans ses marches à la campagne, il croise la fée d’un verger qui fait tomber une abondance de fruits qu’il peut ainsi goûter. Un pélican ou un oiseau du même type croise sa route. Il a une aile amochée. L’artiste sans le sou décide de le rafistoler dans une relation amicale où l’oiseau devient son compagnon d’infortune. La couleur s’est immiscée dans le film et les bleus, les bruns et toute une palette de teintes montrent comment cette aide apportée a aussi revigoré le donneur.

Auteur : Luc Chaput
Titre : FNC — Courts métages : escales
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 276, janvier-février 2012, p. 6
URI : http://id.erudit.org/iderudit/65748ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

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