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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 276, janvier-février 2012, p. 26

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Ça prend des couilles — Canada [Québec] 2010, 15 minutes

Luc Chaput

Résumé | Extrait

Ça prend des couilles À Montréal, près d’un immeuble emblématique de cette ville, un jeune homme, assis dans une salle d’attente, apprend que le docteur le verra bientôt. Resté seul, à la suite du départ de son frère Louis qui l’accompagnait, Marc entend, par le biais des haut-parleurs de l’interphone, une voix masculine plus grave. Un dialogue s’instaure entre ces deux voix. Incarnation du doute du patient concernant son état avant la rencontre avec le médecin, la voix intérieure, extériosée dans ces haut-parleurs, remet en cause le projet de Marc de changer de sexe, donc de perdre ses couilles. Marc, quant à lui, répond en évoquant son absence à des moments critiques de son existence. Un montage vif, aux scènes courtes, souligne les désagréments possibles suite à cette opération de réattribution sexuelle. Les réponses de Marc font également apparaître des flashes-back plus longs sur les désirs de sa mère, Marie, d’avoir une fille et des actes qu’elle fit lors de sa grossesse. Ce dédoublement auditif se transforme progressivement dans un dédoublement visuel inscrit dans la temporalité que l’on retrouve dans plusieurs films d’horreur où le rêve devient une terrible réalité. La juste mise en scène de Benoit Lach montre bien les scories d’une évaluation incomplète avant cette opération exceptionnelle. La caméra de Martin Laporte, en des tons lumineux, apporte une qualité chirurgicale à cette entreprise où les effets spéciaux sont judicieusement placés. Le courage, tel que le décrit Marc dans ses discussions avec son autre soi-même, n’est-il qu’une affaire de couilles ? Bien entendu que non, le courage n’est pas l’apanage des mâles, comme le démontrent de nombreux épisodes de la vie courante. D’ailleurs, Marc a assez de vaillance pour entreprendre volontairement cette traversée du miroir qui est aussi un des objets du dernier film de Pedro Almodóvar. Nicolas Canuel incarne avec profondeur la voix du doute refoulé et qui ressort à un moment inopportun. Dans le rôle...

Auteur : Luc Chaput
Ouvrage recensé : Ça prend des couilles — Canada [Québec] 2010, 15 minutes
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 276, janvier-février 2012, p. 26
URI : http://id.erudit.org/iderudit/65762ac

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