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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 276, janvier-février 2012, p. 26

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Hope — Canada [Québec] 2011, 11 minutes

Élie Castiel

Résumé | Extrait

Hope Après l’esthétique et sensuel Danse macabre, Pedro Pires poursuit sa démarche intellectuellement et artistiquement hétéroclite avec Hope, une autre aventure du regard. D’une certaine façon, ce deuxième court métrage est un rêve, une illusion, une idée féconde de l’esprit, quelque chose qui se rapproche de l’âme et de la conscience plutôt que du concret. Des moments aussi banals que la présence de quelques hommes dans un salon de barbier se transforment en quelque chose de surréaliste et de transcendant. Un gros plan sur la nuque d’un personnage en dit long sur sa signification. Un regard inquiet stimule notre pensée. L’image de corps gisant sur une tranchée dévastée secoue notre sensibilité. Car Pires est avant tout un raconteur d’images et un manipulateur du son. Entre ces deux éléments filmiques, une connivence, un rapport secret, un lien indissociable qui permet l’éclosion d’une forme particulière de cinéma, offrant de nouvelles perspectives narratives qui se dissocient totalement des codes traditionnels. Il est question d’un combattant, un général qui agonise sur le champ de bataille. Dans ce désordre physique, la conscience est encore claire, spontanée. Elle ne cesse de happer le souvenir en le réinventant, en le substituant aux multiples manifestations de la réalité. C’est sur la guerre, sur sa violence, sa destruction, sa cruauté et son indifférence que s’exprime Pires. Et soudain le chaos, la destruction. Aucune explication à cette décomposition du corps et de l’esprit. C’est la caméra, le cadrage, le mouvement, la musique et le son qui se chargent de donner un sens à ce déséquilibre. Pires compose cet arsenal cinématographique avec une audace inouïe et une sensibilité à fleur de peau, inventant ses propres images comme dans le cinéma des premiers temps. Pour finalement jeter quelques clins d’oeil sentis à des cinéastes clés, leur rendant un hommage révérencieux. Brillant disciple de Stanley Kubrick, de David Lynch et de Robert Lepage, avec qui il a...

Auteur : Élie Castiel
Ouvrage recensé : Hope — Canada [Québec] 2011, 11 minutes
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 276, janvier-février 2012, p. 26
URI : http://id.erudit.org/iderudit/65763ac

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