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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 276, janvier-février 2012, p. 27

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Vueltas (allers-retours) — Canada [Québec] 2011, 19 minutes

Élie Castiel

Résumé | Extrait

Vueltas (allers-retours) Ils ont pour prénom Juan Manuel, Martin, Tomas et Aurelio. Ils sont venus pour travailler les champs à des salaires que les Québécois refusent carrément. Chaque année, ils sont environ 2000 à laisser leur Mexique ou leur Guatemala pour s’installer au Québec le temps d’un été, non pas pour l’appât du gain facile mais pour survivre. Productrice de Féminitude (2011), le documentaire de Naomie DéCarie-Daigneault, Kathleen Cousineau opte pour le témoignage, l’une des formes documentaires où la vérité ressort le plus souvent. Les plans d’ensemble montrant les établissements agricoles où ces travailleurs habitent également laissent entrevoir de loin une ville de Montréal inerte, insensible à leur condition, comme si l’espace où ils se trouvent devenait un territoire à part, une zone géographique immunisée contre toutes sortes de contagions ou d’attentions venues de l’extérieur. Les visages-témoins sont beaux, nobles, rudes à force de travail. Les propos des protagonistes, purs, instantanés, réalistes, sincères. Ils ont à voir avec la vie qu’ils ont laissée et celle, nouvelle, qui les redéfinit. Dans Vueltas, on sent une profonde mélancolie, une sensation de vide, mais également une résignation face à la déprime et au destin. Et de la part de Cousineau, un rapport au filmé empreint de dignité et de respect. Approche d’autant plus humaniste que la caméra se fait discrète, filme les sujets avec modestie, évite les rouages de la complaisance et sans nécessairement le montrer (ou le dire), se permet de lancer des pointes intelligentes et probantes sur les dérives de la globalisation. D’une certaine façon, sans renouveler la forme, la jeune réalisatrice poursuit avec bonheur la démarche entamée par les nouveaux documentaristes du cinéma québécois, portant de plus en plus leur regard sur l’autre, et tout particulièrement sur ceux dont on n’entend jamais la voix. Sur ce plan, la thèse de Cousineau est indiscutablement politique. Nul doute alors que le...

Auteur : Élie Castiel
Ouvrage recensé : Vueltas (allers-retours) — Canada [Québec] 2011, 19 minutes
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 276, janvier-février 2012, p. 27
URI : http://id.erudit.org/iderudit/65765ac

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