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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 276, janvier-février 2012, p. 50

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Ces gens-làCarnage — France / Allemagne / Pologne / Espagne 2010, 79 minutes

Anne-Christine Loranger

Résumé | Extrait

Carnage Ces gens-là Roman Polanski sait peindre d’inoubliables relations de couple. Seul Mike Nichols, avec ses Who’s afraid of Virginia Woolf? et autres Skin Close, peut se vanter d’avoir fait mieux dans le cynique et le masqué. Avec Carnage, le réalisateur polonais nous présente une comédie dans la plus pure tradition de Woody Allen. Tout en s’offrant, en même temps, un film new-yorkais tourné à Paris. Anne-Christine Loranger Une querelle d’enfants, un vilain coup donné au mauvais endroit et hop ! Voilà deux couples de parents qui, fort civilement, se visitent pour régler le conflit. Débutée très correctement, la rencontre va tourner au vinaigre. Au quart de tour ! D’abord il y a l’aîné, lui qui est comme un melon, chantait Jacques Brel. Lui qui a un gros nez, lui qui sait plus son nom, monsieur, tellement qu’il boit, ou tellement qu’il a bu… Si Carnage est hilarant, il est aussi percutant. Alliant une tension digne de Rosemary’s Baby à une analyse sociologique faisant écho à Husbands and Wives, le film de 79 minutes se déroule à un rythme effréné. Polanski, vieil habitué des drames se déroulant dans des espaces clos (les cabines du paquebot de Lune amère, l’appartement du Pianiste, la maison dans The Ghostwriter), s’en donne à coeur joie avec les quatre protagonistes de cette histoire tirée de la pièce à succès Le Dieu du carnage de Yasmina Reza. Alan et Nancy Cowan, arespectivement avocat corporatif et conseillère financière, vont se retrouver coincés dans la succession de petits espaces clos offerts par le coquet appartement new-yorkais de Michael et Penelope Longstreet. Activiste et écrivaine engagée dans la cause des réfugiés du Darfour, c’est Penelope qui va la première perdre contenance face aux parents de l’enfant « criminel » qui a « défiguré son fils ». Le fait que son mari, Michael, un aimable vendeur en gros d’articles ménagers, vienne de balancer le hamster de sa petite fille dans la rue « comme s’il avait été un rat d’égout », n’a rien pour...

Auteur : Anne-Christine Loranger
Titre : Ces gens-là
Ouvrage recensé : Carnage — France / Allemagne / Pologne / Espagne 2010, 79 minutes
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 276, janvier-février 2012, p. 50
URI : http://id.erudit.org/iderudit/65779ac

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