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Séquences : la revue de cinéma

Numéro 276, janvier-février 2012, p. 60-62

Direction : Yves Beauregard (directeur)

Rédaction : Élie Castiel (rédacteur en chef)

Éditeur : La revue Séquences Inc.

ISSN : 0037-2412 (imprimé)  1923-5100 (numérique)

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Compte rendu

Vues d’ensemble

Résumé | Extrait

Amin De tous les films de Shahin Parhami, Amin est incontestablement son plus intéressant. Nomade du sud de l’Iran, Amin Aghaie a dédié sa vie, depuis son adolescence, à la préservation, à la recherche et à l’enseignement de la musique ancestrale du peuple Qashqai, musique aujourd’hui presque oubliée. La caméra de Parhami suit Amin dans son parcours initiatique entre son Iran natal et l’Ukraine, où il étudie au Conservatoire de musique de Kiev. Ses retours réguliers en Iran sont prétexte à revoir sa famille, mais aussi son maître de musique et mentor, Mohamad Husein Kiyani, vieux sage qui a consacré lui aussi sa vie à la tradition musicale qui définit son peuple. Amin nous fait découvrir les divers personnages du village où il a passé son enfance et fait ses premières armes en musique. Avec lui, nous traversons les multiples lieux qui ont forgé son adolescence et qui ont fait de lui l’homme qu’il est aujourd’hui. Depuis ses premiers films, l’originalité dans la démarche du réalisateur réside non seulement dans les sujets abordés, toujours en rapport avec l’art et ses multiples manifestations, mais surtout dans le choix des personnages filmés, des artistes dont on n’entend pas parler, des êtres qui passent inaperçus malgré leur immense talent. Parhami consacre sa vie à faire connaître ces oubliés. Il y a, dans son geste, une part de responsabilité sociale qu’on ne peut qu’admirer. Mais derrière tout cela surgit une mise en scène qui ressemble de plus en plus à celles de son compatriote Abbas Kiarostami. On le voit clairement dans la composition des images, dans le rapport qu’entretient le réalisateur avec le plan, le cadrage et tous ces aspects esthétiques qui font qu’un film est réussi ou pas, et qui parvient à toucher notre âme. Car Amin est l’une de ces expériences cinématographiques dont certaines séquences peuvent atteindre l’émotion pure, comme ces instants poignants où, pour pouvoir payer ses études, Amin est obligé de se départir de son violon. À un...

Titre : Vues d’ensemble
Revue : Séquences : la revue de cinéma, Numéro 276, janvier-février 2012, p. 60-62
URI : http://id.erudit.org/iderudit/65789ac

Tous droits réservés © La revue Séquences Inc., 2012

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