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111.Plus d’information
Quatre ans après la loi Auroux touchant la negociation collective, l'auteur apprecie ses effets pratiques et s'interroge sur ses pouvoirs et ses limites lorsqu'elle cherche à agir sur les relations collectives du travail.
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112.Plus d’information
Loin de contredire la « logique » d'une économie capitaliste, la planification souple peut, au contraire, renforcer les conditions d'une croissance soutenue et harmonisée et corriger partiellement les déséquilibres et les tensions nécessairement liés au développement.
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113.Plus d’information
Largement dominant à l'époque de la production industrielle dans l'entreprise hiérarchisée, le contrat de travail à durée indéterminée comme mode de régulation des relations de travail est aujourd'hui doublement fragilisé par l'organisation des entreprises sous forme de réseaux et par le recours à des outils de la responsabilité sociale de l'entreprise qui visent à réguler les relations de travail dans ces réseaux. L'objectif de cet article est d'analyser les enjeux de l'émergence de cette nouvelle forme de régulation pour le droit du travail. Le recours aux instruments de la responsabilité sociale renforce-t-il la crise du droit du travail ou, au contraire, permet-il de l'atténuer ? En d'autres termes, faut-il considérer que la responsabilité sociale concurrence les normes du droit du travail, ou peut-elle utilement les compléter, voire même leur donner une opportunité de renouvellement dans le contexte difficile des entreprises en réseaux ?
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114.Plus d’information
Plusieurs facteurs ont mené, en 1978, à l'adoption d'une loi sur la protection du territoire agricole québécois. Comme le montrent les tentatives avortées des gouvernements antérieurs, la faiblesse des ressources en bonnes terres n'était pas une contrainte suffisante, même en période d'urbanisation accélérée. Il a fallu la conjugaison de facteurs externes (développement de la crise alimentaire mondiale des années soixante-dix, hausse du prix des aliments) et internes (arrivée au pouvoir d'un gouvernement nationaliste avec un programme agricole orienté vers l'autosuffisance) pour que survienne le consensus nécessaire à cette «nationalisation» indirecte du sol. L'évolution du monde agricole international et du contexte politique depuis le début des années quatre-vingt peuvent déjà entraîner des tensions importantes à l'intérieur de ce consensus.
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115.Plus d’information
RésuméD'entrée de jeu, les auteurs définissent le concept de tiers secteur afin de fonder une conception de celui-ci qui ne soit pas une sphère supplétive, compartimentée, des économies marchande et non marchande mais qui engendre de nouvelles dynamiques économiques inscrites dans une reconstruction de l'intégration sociale des individus et impliquant de reconsidérer la place et le rôle de l'économie marchande et de l'État-providence. Par la suite, les auteurs soulignent différents types d'économie (marchande, non marchande et non monétaire) qui doivent être en interaction pour créer des nouveaux rapports entre l'économie et la société. On parle donc d'une économie contemporaine complexe — dans laquelle figure le tiers secteur — qu'on ne peut réduire à l'économie de marché.
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116.Plus d’information
Notre démarche vise à appréhender l'interaction entre la stratégie européenne pour l'emploi et le dialogue social européen. Nous formulons l'hypothèse d'une interaction forte entre la mise en place d'une stratégie européenne pour l'emploi à partir de 1997 et le renforcement du dialogue social européen. D'une part, le dialogue social a été mis au service de la stratégie européenne pour l'emploi et, d'autre part, la stratégie européenne pour l'emploi a été utilisée comme un outil pour transformer le dialogue social. Notre recherche a mis en évidence la transformation du rôle attribué aux partenaires sociaux dans la stratégie européenne pour l'emploi.
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117.Plus d’information
RÉSUMÉAu cours des quinze dernières années, un modèle d'activité professionnelle des femmes s'est consolidé. Il s'est développé sur l'effondrement de la valeur sociale du travail domestique et lui a substitué celle du travail salarié comme mode privilégié d'intégration sociale. La norme d'activité professionnelle continue s'est imposée à la majorité des femmes en France. Mais la progression de ce modèle se heurte à la pénurie d'emplois et se produit à un moment où le travail est en crise. Paradoxalement, alors que les femmes ont bénéficié depuis les années 1980 des rares créations d'emploi, leur situation ne s'est pas sensiblement améliorée; au contraire, de nouveaux clivages se sont substitués aux anciens. Elles sont particulièrement affectées par le chômage, par la précarisation des statuts d'emploi et par celle de leurs conditions de travail. Le travail à temps partiel est l'un des instruments de cette précarisation, à l'intersection des politiques de flexibilité des entreprises et de l'action publique contre le chômage et l'exclusion. La politique de partage du travail, en dépit de ses intentions louables, contribue à accentuer les clivages non seulement entre hommes et femmes mais aussi entre femmes.
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118.Plus d’information
RÉSUMÉCe bilan synthèse souligne la place marginale qu'occupent les travaux sur le vieillissement au travail et en emploi, malgré la centrante du travail dans les sociétés industrielles avancées et les conséquences importantes des conditions de travail et des itinéraires professionnels antérieurs pour la vie à la retraite. Le champ de la vieillesse et du vieillissement étant délimité à partir de critères d'âge et d'exclusion du marché du travail, le rôle du travail et de l'emploi en tant que facteurs structurants du processus de vieillissement est occulté. Les travaux sur cette question sont relativement peu nombreux, bien qu'en croissance depuis la dernière décennie. On peut les partager en trois grandes catégories, selon leurs objets d'analyse: 1) les analyses des statistiques sur la population active, 2) les études des politiques et pratiques des entreprises et de leurs effets sur la main-d'œuvre vieillissante et 3) les études sur différentes catégories de travailleuses et de travailleurs vieillissants. En conclusion, le peu d'influence de ces travaux de recherche sur les acteurs sociaux concernés est attribuée à la faible intervention de l'État dans la vie économique et dans les activités des entreprises privées.
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119.Plus d’information
RésuméCet article pose la question de l'influence syndicale sur l'évolution des formes d'organisation du travail. En France, il n'y apas de tradition en la matière, les syndicats ne s'étant jamais véritablement engagés sur ce terrain. Les transformations actuellesqui affectent les entreprises, l'évolution des modalités de la négociation, l'urgence de nouvelles questions sociales commecelle de l'emploi pourraient jouer dans le sens d'un recentrage sur cette question. Pourtant, aucune dynamique ne va dans cesens. Il apparaît d'ailleurs que l'organisation du travail ne se modernise pas réellement dans ses principes, qui relèvent toujoursmajoritairement de la logique taylorienne. Quant aux syndicats, de plus en plus affaiblis par une désyndicalisation inquiétante,de plus en plus divisés (avec l'apparition de nouveaux syndicats) et marginalisés, ils ne semblent pas en mesure de se saisir decet enjeu important et complexe qu'est l'organisation du travail.
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120.Plus d’information
RésuméSur la base d'une critique de la thèse de Braverman sur la déqualification du travail et d'une analyse des débats récents sur la question, cet article veut contribuer à repenser la notion de qualification du travail. Pour ce faire, les auteures examinent l'évolution des qualifications pour les emplois administratifs dans le secteur de l'éducation au Québec. Elles tentent, au-delà d'une analyse de l'évolution de l'organisation du travail, une analyse de l'évolution du contenu du travail informatisé. La constatation d'un problème lié à la non reconnaissance des nouvelles qualifications les amène à conclure sur le caractère social et conflictuel de la notion de qualification.