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252.Plus d’information
Même si la radiodiffusion aura bientôt cinquante ans d'âge au Québec,elle n'a pas encore fait l'objet d'une véritable recherche historique. André Charbonneau a consacré en 1964 une trentaine de pages à l'historique de la radiodiffusion au Canada pour le compte de l'Institut canadien de l'éducation des adultes (ICEA), mais il s'en tient à la traditionnelle optique du statut de propriété, tout en dressant à l'occasion une chronologie des principaux événements et en donnant parfois quelques indications statistiques.Charbonneau ne faisait que reprendre le « Bref historique de la radiotélévision au Canada » paru en annexe au Rapport de la Commission Fowler (1957), travail succinct puisqu'il n'a que vingt et une pages et sans références. Comme on sait, le sens de l'évolution n'est pas le point fort des commissaires royaux ni des idéologues et juristes, mais la Commission Fowler fit légèrement mieux que la Commission Massey-Lévesque, qui ne daigna même pas songer à un historique, si bref soit-il. Tout compte fait, notre connaissance historique des débuts de la radiophonie est fort limitée pour les années 1920 et reste de nature juridique pour les années 1930. Pour les années 1950 et 1960 nous devons aux diverses commissions royales d'enquête une bonne documentation qui a été analysée par Jacques de Guise pour la Commission sur le bilinguisme et le biculturalisme. Enfin, depuis 1957, Radio-Canada a établi à Montréal un Service des recherches et sondages dont la production mériterait d'être connue, à cause notamment de sa grande qualité.L'obsession du statut et la faiblesse des archives d'entreprises1 expliquent que l'intérêt des historiens ne s'est pas encore porté vers ce phénomène social nouveau dans une société traditionnelle comme celle du Canada français. Bruce Raymond ne consacre qu'une trentaine de pages à la radio dans un livre de plus de deux cents pages et Albert Shea n'a qu'un chapitre de sept pages sur cent trente pour Radio-Canada. En 1962 Radio-Canada a publié pour son trentième anniversaire une brochure qui contient peu d'information.Quelques renseignements, glanés ici et là, nous permettent d'esquisser un aperçu historique des origines de la radio au Canada.
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253.Plus d’information
RésuméCet article relève différentes contraintes requises pour l'élaboration d'un modèle théorique du transfert, contraintes éventuellement sous-jacentes à des interventions pédagogiques plus efficaces. Deux principes sont d'abord formulés: a) le transfert constitue un processus économique et adaptatif qui permet au système cognitif de contourner certaines de ses limites; b) le transfert s'inscrit dans une démarche de résolution de problème dirigée selon une structure de buts. L'autrice examine ensuite les principaux courants théoriques concernant le transfert, dont le concept de similarité et l'articulation des divers sous-processus du transfert (accès aux connaissances antérieures, mise en correspondance, évaluation, adaptation). L'article prend fin en soulignant l'intérêt des recherches sur la catégorisation et sur le raisonnement par cas comme moyens d'approfondissement des mécanismes facilitant l'accessibilité et l'adaptation.
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254.Plus d’information
RésuméPourrait-on enrichir la théorie des actes de langage pour traiter du discours? Wittgenstein et Searle ont signalé des difficultés. Beaucoup de discours n'ont pas de but conversationnel, leur arrière-plan est indéfiniment ouvert, ils contiennent des énonciations dépourvues de pertinence et de félicité, et ainsi de suite. À mes yeux, l'objectif principal de la pragmatique du discours est d'analyser la structure et la dynamique des jeux de langage à but conversationnel. Pareils jeux de langage sont indispensables à tout genre de discours. La logique peut analyser leurs conditions de félicité car leur poursuite obéit à des règles constitutives. Beaucoup d'énonciations ne sont pas littérales ou sérieuses. Les unités de la conversation sont les actes illocutoires tentés, qu'ils soient littéraux, sérieux ou non. Comme Montague, je préconise l'usage de formalismes logiques en pragmatique. J'expliquerai comment il convient de réviser et développer les logiques intensionnelle et illocutoire, la logique des attitudes et de l'action afin de modéliser notre capacité de dialoguer. Je comparerai mon approche à d'autres (Austin, Belnap, Grice, Montague, Searle, Sperber et Wilson, Kamp, Wittgenstein) sur le plan de la méthodologie, des hypothèses et des enjeux.
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255.Plus d’information
RÉSUMÉAu cours de la période 1870-1895, les associations littéraires évoluent en faveur d'une autonomie basée sur des déterminations proprement littéraires. En témoigne la fondation de la Société royale du Canada qui situe à un autre niveau la lutte pour l'occupation du champ littéraire. Plutôt que de mettre aux prises des libéraux et des ultramontains plus soucieux de faire avancer leur cause que de spécifier le littéraire, les oppositions et les antagonismes suscités par la Société concernent les structures internes du champ littéraire, c'est-à-dire les positions qu'y occupent des individus ou des groupes placés en situation de concurrence pour la légitimité littéraire. Ce mouvement d'autonomisation caractérise également de nombreux clubs, cercles et cénacles littéraires qui permettent la formation d'un public d'initiés et, partant, la reconnaissance entre pairs. Ces regroupements annoncent en quelque sorte la configuration moderne de l'institutionnalisation du champ littéraire qui se concrétisera à la fin du siècle avec la fondation de l'École littéraire de Montréal.
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256.Plus d’information
Dans cet article, l'auteur se propose d'analyser le modèle communicationnel du philosophe allemand Jürgen Habermas dans l'optique de son application à la science juridique. Habermas a su saisir des aspects significatifs d'une science normative et son modèle peut aider les juristes à réfléchir sur les processus de justification et d'évaluation inhérents à tout système juridique digne de ce nom. Dans un premier temps, l'auteur analyse le modèle communicationnel en soulignant les aspects pertinents pour un modèle de science juridique. Dans un deuxième temps, il examine le concept de rationalité et, finalement, celui de méthodologie. Et l'auteur de conclure: le modèle communicationnel permet d'aborder une conception procédurale du droit qui met l'accent sur « ce que demande le droit. »
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257.Plus d’information
Cet article propose une lecture critique des principales représentations sociospatiales servant à qualifier les pratiques spatiales juvéniles dans la littérature scientifique. Quatre présupposés épistémologiques ont été relevés : l'espace comme ressource d'interaction, comme aire naturelle, comme contenant et comme une délimitation catégorielle. Si tous les auteurs affirment l'existence d'un lien entre les pratiques urbaines des jeunes et leurs désirs de socialisation, la problématique spatiale emprunte deux biais épistémologiques : 1) l'espace urbain intervient comme un environnement produisant des effets de milieu; 2) le rapport à l'espace est le produit direct de l'action sociale par la projection de son organisation sur un signifiant spatial. Ces glissements ont pour effet de désigner l'espace urbain à l'aide de métaphores réduisant la réalité spatiale à un interstice, un territoire, un décor, une contrainte matérielle, un contenant ou une ressource.
Mots-clés : représentation sociospaciales, pratiques urbaines juvéniles, limites épistémologiques, socio-spatial representations, urban youth practices, epistemological limits, representaciones socio-espaciales, prácticas urbanas juveniles, límites epistemológicos
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258.Plus d’information
La connaissance reste une énigme à cause de son aptitude à dégager un pattern en opérant inductivement sans se voir pour autant limitée aux restrictions d'un dénombrement empirique des situations rencontrées. Au lieu de voir le concept comme un objet affaibli représentatif d'une réalité extérieure, il est suggéré ici de comprendre le connaître comme comblement d'une distance apte à conserver, pour l'agent qui l'éprouve, l'exigence d'une visée extérieure. On invite à se méfier de tout critère extérieur et quantitatif de la vérité, en montrant que certaines performances humaines échappent au projet de l'intelligence artificielle. Finalement, l'aspect positif du projet constructiviste cognitif est évalué et il est proposé qu'un de ses fruits inattendus permettra d'insérer le pouvoir humain de connaître dans la nature infrahumaine.