Documents repérés
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1016.Plus d’information
Les Perroniana, ce recueil posthume de bons mots de Jacques Davy Du Perron, permettent de jeter un nouvel éclairage sur la formation oratoire que reçut Henri III à l'Académie du Palais en 1579. Ils montrent, entre autres, à quel point Du Perron était réfractaire aux traits et aux pointes si chers au roi. Estimant qu'il n'y a « rien de si contraire à l'éloquence », Du Perron n'honora sans doute jamais la commande de « mille traits » que lui fit le monarque. Tout indique au contraire qu'il traduisit le premier discours contre Verrès et la première lettre à Quintus comme un antidote au penchant de Henri III pour le trait et comme une matière à imitation destinée à lui faire goûter Cicéron et l'« infinité de belles choses » qu'il recèle.
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1020.Plus d’information
Les rapports de fin de mission des ambassadeurs vénitiens, ou relazioni (relations), décrivaient le pays où ils avaient servi, leur souverain et sa cour, et analysaient la politique que ce souverain avait avec les autres états. Apparues au XIIIe siècle, les relazioni qui subsistent se répartissent des années 1490 aux années 1790, et sont parmi les sources les plus connues pour l’histoire moderne. Toutefois, il semble nécessaire de renouveler notre compréhension de leurs usages et de leurs significations originales. Cet article se concentre sur les nombreuses variantes des relazioni, éliminées dans les éditions modernes, et cherche à reconstruire le processus par lequel elles ont apparu et circulé, d’abord oralement, et ensuite ont été déposées, sous forme écrite, dans les archives de Venise, mais aussi diffusées sous la forme de pamphlets manuscrits et imprimés, vendus en dépit des lois interdisant ces pratiques. On traite ensuite des fonctions institutionnelles, collectives et personnelles, que les relazioni ont joué au moment de leur rédaction : pour le gouvernement, pour leurs auteurs et pour leurs nombreux lecteurs appartenant ou non aux élites politiques.