Documents repérés
-
251.Plus d’information
À l’échelle mondiale, les changements climatiques (CC) font partie des plus grands défis auxquels les populations doivent faire face. Les jeunes d’aujourd’hui désirent s’engager dans la cause climatique leur permettant ainsi de participer à la construction de leur écocitoyenneté. Au Québec, Carbone Scol’ERE, un programme éducatif de cinq ateliers en classe au primaire, repose sur le principe de l’éducation relative au CC afin d’encourager les jeunes et moins jeunes à mieux les comprendre et à adopter de nouvelles habitudes de vie écoresponsables pour atténuer cette problématique. Nous souhaitons vérifier si l’éducation relative aux changements climatiques en milieu formel et non formel, qui participe à la réalisation de nouvelles habitudes de vie écoresponsables, permet le développement d’une écocitoyenneté chez les jeunes participants. Les notions entourant les CC sont plutôt rarissimes dans le curriculum scolaire québécois. L’article tente de décrire la problématique, de préciser nos ancrages théoriques, de présenter les résultats obtenus dans le cadre du programme Carbone Scol’ERE et de formuler des recommandations afin de reconnaître la pertinence de cette démarche éducative pour favoriser l’adoption de comportements écoresponsables plus durables, et ce, afin de contribuer à la lutte contre les CC.
Mots-clés : changements climatiques, école primaire, changement de comportements, habitudes de vie, éducation formelle, education non formelle, climate change, elementary school, behavior change, lifestyle, formal education, non-formal education
-
252.Plus d’information
La crise sanitaire de la COVID-19 et la longue période de confinement vécue par plus de la moitié de la planète ont directement touché le secteur du tourisme en France et à l’étranger. L’après coronavirus et cette période transitoire en cours peuvent donner lieu à un repli sur soi, un questionnement sur son identité, son territoire et ses croyances, ou constituer une période de renouveau marquée par la créativité et l’innovation. Si le tourisme de masse fondé sur les interactions sociales et spatiales est bousculé, il peut se reconstruire avec plus d’humilité et de justice sociale. Cet article, basé sur une exploration qualitative, témoigne des adaptations en cours dans les destinations touristiques confrontées à cette crise sanitaire prolongée de la COVID-19 en France. Il s’agit d’expliquer la façon dont se réorganise le secteur des pratiques touristiques et récréatives. Le texte défend l’hypothèse d’un changement des stratégies de développement touristique et interroge le rapport entre utopie et réalité dans un secteur à renouveler face aux contraintes sociales, environnementales et humaines de l’industrie du tourisme de masse.
Mots-clés : pandémie, COVID-19, distanciation, slow tourisme, développement durable, pandemic, COVID-19, distancing, slow tourism, sustainable development
-
253.Plus d’information
Le roman Machin la Hernie de l'écrivain congolais Sony Labou Tansi raconte l'histoire du dictateur Martillimi Lopez, alias « Machin la Hernie ». Se livrant à des abus sexuels, le despote sadique tue des femmes violentées à l'extrême, à tel point qu'un rapprochement avec Les Cent Vingt Journées de Sodome de Sade pourrait être fécond. Pourtant, les écritures de la sexualité des deux écrivains diffèrent : lapidaires ou lieu d'une « décharge », les phrases de Sade accompagnent la plongée dans l'obscénité, tandis que, chez Sony, la phrase hernieuse s'étire et s'amplifie, comme pour mieux accaparer tous les êtres et les biens qui l'entourent. En miroir de la sexualité sadique de la Hernie, son potentat dévorant peut se comprendre comme une extension du sadisme selon Dany-Robert Dufour, qui établit une relation entre l'hybris sexuelle et la doctrine libérale fondée sur le désir de jouir du monde en possesseur.
Mots-clés : Machin la Hernie, Sony Labou Tansi, Sade, libéralisme, dictature, pornologie
-
254.Plus d’information
Composés sous les doubles signes de l’amour et de la mort, de l’anamorphose et de l’aporie, Les Essais de Michel de Montaigne et Les Ambassadeurs de Hans Holbein sont des monuments renaissants à l’amitié. Montaigne voue son texte protéen au souvenir d’Etienne de La Boétie, l’ami absent autour duquel se construisent les « grotesques » de ses essais, tandis que Holbein mémorialise la rencontre des ambassadeurs et amis Jean de Dinteville (bailli de Troyes) et George de Selve (évêque de Lavaur) en Angleterre en 1533, autour du fameux memento mori anamorphotique du crâne au premier plan. Si le tableau et le texte figurent le double postulat de la vie et de la mort, de l’absence et de la présence, du passage du temps et de valeurs sempiternelles, ils partagent aussi une esthétique du retour, du détournement, propre à la perspective curieuse ou oblique, qui ne cesse de remettre en cause l’univocité du signe. Il s’agit donc, dans cet article, d’interroger les convergences et divergences de procédés et de points de vue impliquant la participation de l’ami lecteur, qui est interpellé par les signes troubles de ces oeuvres mouvantes.
-
256.