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  1. 791.

    Guilbaud, Auriane, Larhant, Morgan, Leloup, Mathilde, Tanke, Sarah et Tordjman, Simon

    Le multilatéralisme en mouvements

    Article publié dans Études internationales (savante, fonds Érudit)

    Volume 53, Numéro 2, 2022

    Année de diffusion : 2024

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    Les organisations internationales s'imposent depuis 1945 comme des arènes incontournables des politiques étrangères. Pour autant, en dépit d'une intensification de l'activité éditoriale dans l'immédiat post-guerre froide, le multilatéralisme ne constitue au début des années 2000 qu'un domaine résiduel des études internationales francophones. Aborder les organisations internationales comme une « forme majeure de l'action internationale » et s'attacher à en accroître l'intelligibilité supposent de rompre avec une lecture de l'international encore dominée par le jeu de la puissance et la volonté de domination. Cette entreprise intellectuelle – qui prit rapidement des dimensions collectives (co-écriture et co-direction d'ouvrages, directions de mémoires de Master et de thèses de doctorats, création et animation du Groupe de Recherche sur l'Action Multilatérale [gram]) – est également une réhabilitation de la solidarité et de la coopération comme clés de lecture du jeu politique international. Plutôt que la permanence, il s'agit, chez Guillaume Devin, de privilégier l'étude des marges de manoeuvre, des jeux d'acteurs, et du changement de ces institutions en même temps que d'instaurer une lecture large de leur fonctionnalité.

    Mots-clés : Guillaume Devin, multilatéralisme, organisations internationales, diplomatie, Guillaume Devin, multilateralism, international organizations, diplomacy

  2. 793.

    Article publié dans Documentation et bibliothèques (savante, fonds Érudit)

    Volume 70, Numéro 4, 2024

    Année de diffusion : 2024

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    Les bibliothécaires chargés de rendre accessible et de valoriser le patrimoine documentaire publié font face à de nombreux enjeux. Parmi ceux-ci, on peut signaler le manque de formation et de publications sur le sujet, la relative indifférence du public et des décideurs devant ce patrimoine plutôt méconnu, la nécessité de concilier les missions de conservation et de diffusion de ces collections, l'avènement du numérique qui dématérialise le patrimoine et le multiplie, et enfin les exigences particulières du travail de médiation, en perpétuelle évolution et requérant un savoir-faire à la fois spécialisé et polymorphe. Pour réfléchir à ces enjeux, l'autrice se penchera plus particulièrement sur le cas des collections de la Bibliothèque nationale conservées au sein de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

  3. 794.

    Article publié dans Enjeux et société (savante, fonds Érudit)

    Volume 11, Numéro 2, 2024

    Année de diffusion : 2024

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    Fruit de la coopération franco-turque, l'Université Galatasaray, établie en 1992, est l'unique institution francophone d'enseignement supérieur en Turquie, pays non francophone. En s'appuyant sur la tradition de modernisation du pays qui s'effectua à travers le français entre le 19e siècle et la première moitié du 20e, l'institution reflète, d'une part, la volonté de préserver une tradition d'occidentalisation identifiée à une certaine élite inspirée des idées des Lumières, et d'autre part, la diplomatie culturelle de la France qui souhaite avoir des interlocuteurs francophones dans un pays avec lequel elle entretient des relations diplomatiques pluriséculaires, des liens commerciaux importants, sans oublier son importance géopolitique. L'expérience de cette université dont l'ambition est de devenir un pôle d'excellence dans son domaine montre à la fois les avantages et les inconvénients d'une université francophone de petite taille dans un environnement non francophone, tout en rappelant son rôle en tant qu'instrument de diplomatie culturelle.

    Mots-clés : Turquie, Galatasaray, francophonie universitaire, diplomatie culturelle

  4. 795.

    Article publié dans Bulletin d'histoire politique (savante, fonds Érudit)

    Volume 32, Numéro 1, 2024

    Année de diffusion : 2024

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    Dans l'histoire des milieux étudiants, la période précédant les années 1960 a longtemps servi de repoussoir commode aux grands combats des sixties et des décennies ultérieures. À la façon de la « grande noirceur », le mythe d'un milieu étudiant pétri d'obscurantisme, de folklore et de légèreté s'est imposé dès le début de la Révolution tranquille. Malgré quelques recherches pionnières qui ont battu en brèche ce mythe et suggéré des jalons pour complexifier l'histoire étudiante avant 1960, un travail plus fin de périodisation est nécessaire afin de différencier les milieux étudiants qui ont marqué l'histoire du Québec de la fin du XIXe siècle à la Révolution tranquille. Nous entendons dans cet article contribuer à ce chantier en analysant une période en particulier, celle de 1945 à 1951, que nous identifions comme une première révolution tranquille estudiantine. Elle est en effet caractérisée par une rupture avec le milieu étudiant précédent et par une volonté réformiste, une mobilisation organisationnelle, une revendication d'autonomie et une confiance dans l'Histoire inédites jusque-là dans le milieu étudiant. Afin d'éprouver cette hypothèse, nous privilégions le parcours de l'un des acteurs clés de cette révolution à l'Université de Montréal, l'étudiant Camille Laurin, dont les initiatives dans le journal Quartier latin et dans la vie associative permettent de brosser un portrait des transformations qui animent alors plus largement le milieu étudiant.

    Mots-clés : Révolution tranquille, Université de Montréal, internationalisme, vie associative, migration savante, mouvement étudiant, action catholique, communisme, jeunesse

  5. 798.

    Article publié dans Lien social et Politiques (savante, fonds Érudit)

    Numéro 93, 2024

    Année de diffusion : 2025

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    L'émergence, depuis près d'une décennie, d'enjeux écologiques associés à la réduction des déchets, entraîne la mise en place de politiques locales incitatives par les collectivités en responsabilité de la collecte et du traitement des déchets ménagers. Ces politiques visent à écologiser la gestion des déchets des ménages, par l'usage d'instruments d'action publique de diverses natures : informationnels, tarifaires et techniques. L'étude sociologique, par entretiens semi-directifs menés auprès des habitants, de la mise en place d'une telle politique dans un territoire rural et précaire permet de mettre en lumière une réception contestée de la part de la population. Les résistances sont de natures multiples : tout d'abord, le service public des déchets n'est pas perçu comme un acteur dont les injonctions au changement de comportement au quotidien sont légitimes, car sa probité est remise en cause dans le même temps par l'organisation et l'efficacité de l'industrie du recyclage. Ensuite, la tarification incitative est largement perçue comme une facture supplémentaire injuste, car ce financement ne comporte pas de logique redistributive. Enfin, la mise en place de l'apport volontaire de tous les flux de déchets est largement vécue comme le retrait d'un des derniers services de proximité en zone rurale. Bien que l'on puisse croire que ce sentiment de rejet se focalise contre l'écologisation de l'action publique des déchets, il est bien plus orienté en fait vers la réorganisation de la collectivité territoriale étudiée, démontrant la centralité des questions de communication et de fiscalité du service public dans les réponses politiques à la crise écologique.

    Mots-clés : déchet, responsabilisation, écologisation, appropriation, résistances, sentiment d'injustice, waste, responsibility, greening, appropriation, resistance, sense of injustice

  6. 799.

    Article publié dans Alterstice (savante, fonds Érudit)

    Volume 5, Numéro 2, 2015

    Année de diffusion : 2016

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    La Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme de Champagney, petite ville de Haute-Saône dans l'Est de la France, est née dans les années 1970 à la suite de la découverte dans les archives d'un extrait des cahiers de doléances de 1789 rédigé par des habitants de cette commune et demandant l'abolition de l'esclavage. Le qualificatif Négritude provient du parrainage que Léopold Sédar Senghor a voulu accorder à ce lieu, où la mise en valeur de ce « voeu de Champagney » s'articule à une muséographie obsolète consacrée à l'histoire de l'esclavage des Noirs à laquelle est juxtaposée une collection d'« art africain ». Sur le fond de ce patrimoine commun, un ensemble de pratiques et de points de vue différenciés se détachent nettement. Comment s'articulent ces expériences diverses? Peut-on parler de patrimoine interculturel? Ou plutôt d'une situation d'interculturalité en ce qu'elle tient de l'approche d'une altérité subsumée sous le thème de la Négritude. Cette altérité s'y trouve à la fois redoublée par la question de l'esclavage et en même temps incluse dans une commune humanité, sur le registre moral des Droits de l'Homme et au nom de l'héritage du Voeu de Champagney. Cette appréhension patrimoniale de l'altérité coexiste avec une volonté de traduire l'histoire de l'esclavage des Noirs pour en faire une ressource pour lutter contre les dominations et discriminations à l'oeuvre dans le monde contemporain, qui rentre elle-même en tension avec une mise en balance de ses propres souffrances sociales lorsque l'on est habitant ordinaire de Champagney au regard de la distance sociale qui peut être ressentie vis-à-vis des promoteurs de la Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme.

    Mots-clés : Négritude, patrimoine, Droits de l'Homme, altérité, esclavage

  7. 800.

    Article publié dans Alterstice (savante, fonds Érudit)

    Volume 5, Numéro 1, 2015

    Année de diffusion : 2021

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    Cet article traite des modalités de transmission père/enfant(s), notamment père/fils aîné, dans un contexte post-migratoire, en s'appuyant sur une enquête ethnologique (2004-2008) consacrée à la relation qu'entretiennent les Vietnamiens avec leurs défunts en France dans des pagodes de la région parisienne. Au Vietnam, le père jouait un rôle social et symbolique essentiel en tant que chef de famille, et souvent « chef du culte des ancêtres ». Dans un contexte d'acculturation où le culte des ancêtres traditionnel s'effrite, on constate que l'affiliation à une association bouddhique devient une option qui permet à de nombreuses familles de faire face à une remise en question, de la part des jeunes générations, du modèle ritualiste de la transmission. On observe alors diverses formes de redéfinitions du rôle paternel par l'intermédiaire du référent bouddhique en France.

    Mots-clés : transmission, père, filiation, bouddhisme vietnamien, hommage aux défunts, contexte post-migratoire