Documents repérés
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841.Plus d’information
On a souvent tendance à idéaliser les immigrations passées et à ne voir que les conflits des immigrations présentes. L'histoire de l'installation des immigrants haïtiens au Québec n'est pas récente et pourtant elle a connu un destin inverse de cette règle générale. Ce texte brosse un aperçu de cette histoire singulière depuis les premiers contacts entre ces deux anciennes possessions françaises d'Amérique jusqu'à l'établissement d'une communauté en terre québécoise, en passant par les premiers migrants haïtiens en Nouvelle France et la découverte réciproque de ces deux peuples dans la première moitié du siècle dernier. Il examine l'évolution des conditions d'intégration de ces immigrants haïtiens à la société québécoise et les défis que leurs descendants ont aujourd'hui à relever.
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842.Plus d’information
Depuis environ cinq ans, le duo Kashtin connaît un succès remarquable au Québec tout en chantant presqu'exclusivement dans leur langue maternelle. Le phénomène Kashtin constitue un terrain privilégié pour observer les modalités et les enjeux du développement contemporain de la musique populaire au Québec, dont il révèle la complexité comme la mouvance. La popularité de Kashtin et les particularités de son insertion dans le champ québécois sont-ils l'indice de nouveaux canons musicaux et cultures en émergence ? Cette question est à l'origine du présent article dont la visée consiste à présenter quelques outils conceptuels permettant une analyse critique des discours et des lieux de pouvoir changeants au sein desquels s'opère, à la croisée d'articulations globales et locales de l'activité musicale, une redéfinition de la musique populaire au Québec et, dès lors de la musique québécoise.
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844.Plus d’information
Dans cet article, nous analysons les données d'une étude ethnographique menée lors du Congrès mondial acadien 2004, un événement touristique d'envergure mondiale, dans le but de décrire les tensions idéologiques que soulève la mondialisation dans la définition de l'identité acadienne. Nous constatons que l'émergence de politiques publiques visant la commercialisation de l'identité acadienne sur le marché mondialisé est à la source de conflits quant aux critères d'inclusion au sein de l'espace discursif acadien. D'une part, un groupe d'acteurs modernisant tient à reproduire une Acadie linguistique, visant l'institutionnalisation d'espaces publics francophones où la pratique du français sert de critère déterminant dans l'inclusion dans l'acadianité. D'autre part, des acteurs mondialisant cherchent à exploiter le critère généalogique pour vendre l'acadianité à un public mondial ainsi défini comme acadien. Cette deuxième stratégie met le bilinguisme de l'avant comme moyen d'inclure les Acadiens anglicisés et les Cajuns. Nous en concluons qu'il importe, pour saisir les enjeux que soulève la mondialisation pour les minorités linguistiques, de comprendre les conditions économiques et les cadres de gouvernance qui sont à la base des changements que nous avons pu observer dans les discours et dans les pratiques.
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848.Plus d’information
Si la volonté d'affirmer son rang reste toujours fondamentale pour la politique étrangère de la France, elle n'explique pas seule une politique qui se concentre de plus en plus sur les institutions internationales depuis la fin de la guerre froide. D'autres motivations doivent entrer en ligne de compte, notamment : la reconnaissance des insuffisances de ses propres ressources, l'évaluation des limites d'une approche bilatérale, le désir de contenir les tendances unilatéralistes des États-Unis, et le besoin d'affirmer son rôle de puissance de premier plan. En outre, la France cherche à faire adopter des normes de conduite internationale que seules les institutions peuvent imposer. Les trois cas choisis - la réforme de VONU, les sanctions contre l'Irak et le terrorisme - démontrent toute la complexité de la décision française de privilégier dorénavant une action internationale à travers les institutions.
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849.Plus d’information
Le Japon préfère-t-il recourir aux organisations internationales de sécurité régionales et mondiales ou utiliser une diplomatie bilatérale dans le domaine de sécurité ? À travers trois études de cas, cet article examine la gestion japonaise des enjeux de sécurité touchant le Japon et son environnement géostratégique régional et mondial. Il établit que malgré son intérêt assidu d'agir à travers les us et de contribuer à la diplomatie multilatérale, Tokyo demeure toujours pris dans une logique bilatéraliste. L'engagement japonais dans le KEDO, une structure multilatérale vouée au démantèlement du programme nucléaire nord-coréen, et les efforts pour gérer le contentieux territorial avec la République populaire de Chine et Taïwan montrent que le bilatéralisme reste encore la norme en Asie-Pacifique en présence de réseaux informels. La volonté de Tokyo de jouer un rôle prédominant dans la réforme du Conseil s'est heurtée à des difficultés qui ne paraissent pas encourager le Japon dans sa quête institutionnaliste.