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871.Plus d’information
RésuméCet article rend compte des enjeux apparus au coeur des débats qui ont précédé l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution 1422 sur la Cour pénale internationale, à partir d'une analyse de l'argumentation de la délégation française. Il éclaire la relation entre l'argumentation et le recours à la puissance dans les négociations multilatérales. Il conclut que l'argumentation précède la rationalité communicationnelle décrite pas Habermas, et peut la favoriser en entravant le recours à la puissance.
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873.Plus d’information
Avec ses 130 000 habitants, Toluca de Lerdo, capitale de l'Etat de Mexico, n'arrive qu'au 30e rang des villes mexicaines. Cependant, elle a presque doublé sa population en moins de dix ans. Cette brutale augmentation est due en grande partie à l'exode rural, régional ou originaire des Etats voisins. La proximité de Mexico (67 km) bien reliée par rail et par route, le développement récent d'une importante zone industrielle et les activités traditionnelles de services et de commerce sont d'autres facteurs d'expansion démographique. Toluca, en fait, appartient à la couronne de ces villes satellites qui gravitent autour du District Fédéral (comme Pachuca ou Cuernavaca) et qui arrivent difficilement à conserver leur autonomie économique et culturelle. L'étude de son système commercial va révéler la coexistence d'un secteur traditionnel avec une activité mercantile moderne. A partir du « tianguis » ou marché rural précortésien, s'est développée une vie commerciale de gros bourg agricole. Plus récemment, l'apparition de supermarchés, liée à l'implantation d'un puissant réseau bancaire et à la mise en place d'agences fédérales spécialisées dans la commercialisation des denrées agricoles, a fait entrer Toluca dans la vie d'affaires du 20e siècle. La municipalité, par une réglementation stricte de ses marchés, essaie d'en tirer un maximum de recettes en attendant de profiter à plein des rentrées de la zone industrielle.
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875.Plus d’information
Les initiatives de tourisme autochtone se multiplient sur tous les continents et rencontrent un intérêt grandissant sur les marchés d'Europe et d'Amérique du Nord. Dans les régions nordiques du Canada, les Premières Nations ont développé des offres de séjour qui sont extrêmement prometteuses, mais restent encore en nombre limité et ne répondent pas toujours aux aspirations des hôtes (valorisation des territoires, reconquête culturelle et identitaire) et au désir d'immersion culturelle des visiteurs. La région de la baie James habitée par les Premières Nations cries du Québec et de l'Ontario pourrait devenir une destination touristique phare pour le tourisme autochtone au Canada à condition que ses habitants développent une gamme de produits culturels à forte valeur ajoutée identifiée autour de la culture crie, des territoires traditionnels de Eeyou Istchee et de Wiinipekw et de la région naturelle de la baie James.Cet article illustre comment les partenaires cris accompagnés par les chercheurs ont pu développer des routes à thème, des produits culturels, et créer une synergie autour d'un projet d'écologe (forme d'habitat destiné à l'accueil de touristes qui se veut à la fois un lieu d'accueil touristique économiquement viable, mais qui s'insère également dans le milieu naturel qui l'entoure, le but étant de limiter au maximum les impacts négatifs liés au tourisme (Echoway, 2010 )) qui réaffirme les valeurs locales et l'appartenance au territoire. Grâce à des techniques d'enquête collaborative et d'engagement communautaire adaptées au contexte autochtone mobilisant les connaissances et les expertises locales mises en commun dans le cadre d'ateliers de travail, les chercheurs ont pu documenter les processus, revisiter la recherche-action participative et développer une approche mieux adaptée aux Premières Nations qui s'appuie sur le coconstructivisme, la coproduction de connaissances et la valorisation des savoirs locaux. À travers ces ateliers et ces partenariats chercheurs/consultants/Premières Nations se développent des nouvelles méthodologies de recherche autochtone au service du développement économique et de l'autodétermination.
Mots-clés : tourisme autochtone, reconquête culturelle et identitaire, recherche-action participative, méthodologies de recherche, Premières Nations cries
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876.Plus d’information
Cet article propose une revue de la littérature consacrée à la marque employeur. Le concept et sa mesure font tout d'abord l'objet d'une présentation et d'une discussion. Une définition est proposée avant que les antécédents de la marque employeur ne soient exposés. Les effets de la marque employeur sur les employés actuels et potentiels sont ensuite discutés. Enfin, notre état de l'art débouche sur un modèle intégrateur des effets internes et externes de la marque employeur. A la suite de ce modèle, un programme de recherche, destiné à combler les zones peu ou pas explorées à ce jour, est proposé.
Mots-clés : Marque employeur, capital marque, marketing des ressources humaines, gestion des ressources humaines, Employer brand, brand equity, human resources marketing, human resource management, Marca empleador, capital marca, marketing de recursos humanos, gestión de recursos humanos
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877.Plus d’information
Mots-clés : Accès aux services, minorité linguistique, déterminants de la santé, langue et sécurité des soins, Access to services, linguistic minority, determinants of health, language and healthcare safety
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878.Plus d’information
La date exacte de la disparition de la langue huronne est incertaine. De manière générale, les historiens estiment qu'elle a disparu au tournant du xxe siècle, mais il semble que ce soit plutôt au milieu du xixe siècle. En effet, les sources et les témoignages historiques dont nous disposons semblent indiquer que la langue huronne est tombée en désuétude entre 1829 et 1849. Il n'existe d'ailleurs aucune preuve historique permettant de croire que la langue huronne était parlée (ou même connue) par les aînés de Wendake au tournant du xxe siècle.
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879.Plus d’information
Cet article examine la façon dont les médias écrits ont rapporté les réactions des Premières Nations et des Inuits depuis l'annonce du Plan Nord (28 septembre 2008) jusqu'en décembre 2011. Après une première section portant sur les commentaires de Ghislain Picard, porte-parole de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, les informations sont regroupées par nation. On verra que, tout en présentant des points communs, les diverses réactions sont influencées par la situation politique des nations concernées et particulièrement par le fait qu'elles ont, ou non, signé des ententes territoriales avec le gouvernement du Québec. Cependant, il faut se méfier de certains biais de la presse écrite : influencés par la définition que donne le gouvernement du Québec de ses relations avec les Premières Nations et les Inuits, beaucoup de journalistes ne se rendent que très rarement dans les communautés et attendent que les leaders autochtones se mettent en scène eux-mêmes avant de s'intéresser à leurs espoirs et à leurs inquiétudes.
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880.Plus d’information
La Déportation est l'événement capital de l'histoire de l'Acadie — un événement qui a marqué et qui continue de marquer la culture et la société acadiennes. Dans cet article, l'auteur examine les mémoires acadiennes de la Déportation telles qu'elles se sont manifestées lors des commémorations de 1930, de 1955 et de 2005 et lors de la querelle des « excuses de la Reine ». Il examine aussi la question : « Pourquoi se souvenir? » Évoquer la Déportation ne sert-il qu'à entretenir la victimisation des Acadiens et le sentiment tragique de leur existence en tant que peuple dépossédé? Au contraire, avoir une conscience historique ne signifie-t-il pas se percevoir dans une continuité, dans un projet? Le débat entourant la Déportation est loin d'être clos et que ce soit dans les romans récents, dans les manuels d'histoire ou lors des commémorations, le sujet demeure d'actualité.