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17077.
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17078.Plus d’information
Le Brésil est parmi les plus gros consommateurs mondiaux de pesticides, pourtant leur impact sur les populations locales peine à émerger en tant que problème public, en raison d'un contexte politique particulièrement favorable à l'agriculture industrielle. Dans cet article, nous investiguons comment les connaissances produites sur l'impact des pesticides contribuent (ou non) à faire émerger ce problème public. Notre réflexion s'appuie sur un processus de science citoyenne mené dans la région de Santarém, en Amazonie Brésilienne, où le soja connaît une importante expansion depuis 20 ans. Nous y avons construit depuis 2017 un observatoire en partenariat avec les syndicats paysans, pour rendre visible l'impact des pesticides utilisés dans les cultures de soja sur l'agriculture familiale. Des jeunes agriculteurs, formés à être « chercheurs communautaires », ont administré 544 questionnaires auprès d'agriculteurs familiaux pour connaître leurs pratiques et évaluer les changements occasionnés depuis l'arrivée du soja. Nous menons une analyse à trois niveaux : au niveau national, nous suivons l'émergence des pesticides comme problème public, sa consolidation au cours du gouvernement travailliste (2003-2016), puis son démantèlement ; au niveau local, l'enquête montre à quel point les agriculteurs familiaux sont fortement impactés par les pesticides et dans le même temps peu conscients d'être des « victimes » ; enfin, au niveau territorial, nous nous interrogerons sur la fragilisation du débat entre science et politique, notamment au sein du Forum régional de lutte contre l'impact des pesticides mis en place à Santarém.
Mots-clés : agriculture familiale, science citoyenne, organisation paysanne, pesticides, Brésil, Amazonie, observatoire, family farming, co-production, citizen science, peasant organizations, pesticides, Brazil, Amazonia, observatory, agricultura familiar, co-construção, ciência cidadã, organizações camponesas, agrotóxicos, Brasil, Amazonia, observatório
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17079.Plus d’information
L'acceptabilité sociale des projets miniers constitue un enjeu majeur pour l'industrie extractive. La littérature qui traite de la notion d'acceptabilité sociale en lien avec le monde minier se décline autour du concept de permis social d'opérer, c'est-à-dire comme un moyen d'éviter les perturbations susceptibles de compromettre les activités extractives. Cette vision réductrice transpose dans l'espace sociétal la dynamique d'implantation des projets miniers. De plus, la notion même d'acceptabilité sociale pose des difficultés de définition et de mesure. En nous inscrivant dans le monde de la pratique, nous proposons un indice visant à déterminer les risques de développement de conflits de l'entreprise avec la collectivité locale lors des premières étapes du développement des ressources minérales, au début de l'exploration avancée. Il s'applique au Québec. Le modèle utilisé repose sur une description analytique des principaux déterminants des conflits, s'articulant autour de trois pôles structurants : communauté(s) en présence, entreprise promouvant le projet, nature intrinsèque du projet minier et de son milieu naturel. Un questionnaire visant à qualifier la dynamique de communication vient compléter l'évaluation de la situation, tout en laissant davantage place aux perceptions. Les différentes variables sont pondérées et combinées afin d'obtenir un indice de risque social. L'indice est utilisable par les investisseurs, les entreprises minières, les communautés et les gouvernements. Il facilite l'identification des aspects pouvant générer plus de risque social, et le développement de dialogue entre les parties prenantes. Cet article reflète la perspective interdisciplinaire adoptée pour mener à bien le projet.
Mots-clés : acceptabilité sociale, ressources minérales, modélisation, risque, interdisciplinarité, Québec, social acceptability, mineral resources, model, risk, interdisciplinarity, Québec